À l'annonce de l'impasse dans les discussions à Islamabad, le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé des doutes quant à la capacité des États-Unis à gérer les négociations avec l'Iran. Selon lui, alors que les pourparlers entre les deux pays stagnent, Téhéran semble avoir le dessus.
« Les États-Unis n'ont pas réussi à avancer après deux mois de tensions. Cela devient préoccupant », a rapporté le chancelier lors d'un discours à Marseberg, tel que relayé par Reuters et The Guardian.
Merz a souligné que la stratégie diplomatique actuelle des États-Unis, dirigée par Donald Trump, pourrait être considérée comme une humiliation. « Les Iraniens manœuvrent avec une finesse calculée, laissant les Américains repartir d'Islamabad sans progression tangible », a-t-il déclaré, ajoutant que « l'ensemble de la nation américaine se voit ternie par les manœuvres du leadership iranien, notamment ceux que l'on appelle les Gardiens de la Révolution ».
Les négociations tenues au Pakistan au début du mois n'avaient pas abouti à des résultats conclusifs, et un second round de discussions a été annulé récemment. Cela démontre la complexité d'une résolution durable des conflits dans la région.
Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué les demandes américaines jugées « excessives », une déclaration faite lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, selon Le Parisien.
Vers une nouvelle offre iranienne
Alors que Donald Trump affirmait le week-end dernier que les États-Unis ne poursuivraient pas de négociations directes, il a également noté que l'Iran devait faire un effort pour s'engager dans le dialogue. « Nous avons des lignes sécurisées disponibles pour les discussions », a-t-il mentionné dans une interview à Fox News, ajoutant que l'administration avait réalisé de « très bons progrès ».
Actuellement, la Maison Blanche examine les nouvelles propositions de Téhéran concernant le détroit d'Ormuz, comme l'a précisé la porte-parole Karoline Leavitt. Marco Rubio, le secrétaire d'État, a souligné la nécessité de garantir qu'un futur accord empêcherait l'Iran de développer des armes nucléaires.
En somme, le climat de négociation reste tendu et incertain, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'issue de cette situation sensible, marquée par des enjeux stratégiques cruciaux pour la région.







