Quatre personnes sont mortes à la suite d'attaques ukrainiennes en Crimée, selon des informations divulguées par les autorités de cette péninsule, annexée par la Russie en 2014. Cette nouvelle tragédie survient après des frappes ciblant des installations énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg, marquant l’ouverture du Forum économique international de la ville.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a exprimé ses préoccupations sur le risque d'escalade dans le conflit entre Moscou et Kiev, qui dure depuis plus de quatre ans. "L’Ukraine est devenue de plus en plus efficace pour mener des frappes à longue portée en profondeur", a-t-il déclaré lors d'une audience parlementaire.
D'après les déclarations de Sergueï Aksionov, le responsable des autorités criméennes, trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées en raison d'une frappe sur des bâtiments non résidentiels à Simferopol. Par la suite, une quatrième victime a été rapportée suite à une attaque de drone sur un train de banlieue. Ce contexte de violence soulève des questions sur la sécurité des civils dans la région.
Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir intercepté 272 drones ukrainiens la nuit précédente, ajoutant un autre niveau de tension au conflit. Ce nouveau développement survient alors que les premières délégations commencent à arriver au Forum économique, un événement qui rassemble 20.000 participants de plus de 130 pays, dont des représentants occidentaux, malgré l'anxiété ambiante.
Parmi les événements marquants du Forum, une discussion prévue entre Vladimir Poutine et des dirigeants d'agences de presse internationales, un discours du président russe, et une intervention du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sur des enjeux environnementaux.
L'impact des frappes ukrainiennes sur les infrastructures est considérable, mais le Kremlin promet des "réponses systématiques" aux attaques, comme l’affirme Alexandre Beglov, le gouverneur de Saint-Pétersbourg. En parallèle, Valéria, une femme d'affaires venue de Moscou, a déclaré à l'AFP ne pas être surprise par la menace de nouvelles frappes, affirmant qu'elles font partie de la réalité quotidienne depuis trop longtemps.
D'autre part, Volodymyr Zelensky a confirmé que le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg avait été pris pour cible, évoquant des "frappes justes". "Les Russes doivent comprendre que nous riposterons", a-t-il mis en garde.
Récemment, sept personnes ont perdu la vie dans l'est de l'Ukraine, victimes d'une frappe ukrainienne, aggravant ainsi le bilan des pertes humaines dans la région. Du côté ukrainien, des bombardements russes ont également causé dix morts en plusieurs régions, tandis que des frappes massives ont fait 23 victimes à Kiev et Dnipro.
Les tensions géopolitiques demeurent palpables, avec des prétentions sur des négociations futures pour l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, nouvellement ouvertes après un veto hongrois qui avait bloqué le processus. La situation reste donc précaire alors que les dialogues de paix semblent au point mort, et les États-Unis se disent prêts à intervenir pour rétablir un semblant d'ordre.







