Le parquet national antiterroriste (Pnat) a lancé, le 5 juin, une enquête pour des allégations de tortures et de crimes de guerre. Cette initiative a suivi un rapport du ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, concernant le traitement réservé à 37 ressortissants français de la « flottille pour Gaza » par les autorités israéliennes à la fin mai.
Selon les détails communiqués, le Pnat a confié les investigations à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. Les accusations incluent des tortures, définies selon la convention de New York du 10 décembre 1984, ainsi que des crimes de guerre. Le signalement à la justice française a été initié par le ministre Barrot.
Rappelons qu’en fin mai, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait suscité une vive réaction en diffusant une vidéo où des militants de cette flottille sont montrés agenouillés, les mains liées, suite à leur interception en mer. Ce clip a provoqué des critiques au sein même du gouvernement israélien ainsi qu’au niveau international.
Membres d'équipage déroutés et arrêtés
Les forces israéliennes avaient intercepté la flottille près de Chypre, regroupant environ 50 bateaux et quelque 430 membres d'équipage. Selon l'organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, ces derniers ont été contraints d’être transférés vers Israël, où ils ont été placés dans la prison de Ktziot, en attendant leur expulsion. La situation a été décrite par Adalah comme une violation des droits humains fondamentaux.
L'ONG a déclaré que les 37 Français, ayant participé à cette flottille, souffrent de conditions de détention préoccupantes. Le collectif de soutien aux militants a exprimé sa solidarité, demandant que les droits de chacun soient respectés durant ces procédures. À ce jour, selon les autorités israéliennes, tous les membres de l'équipage concernés ont été expulsés.







