Depuis le déclenchement de la guerre orchestrée par les Etats-Unis et Israël, le pouvoir en Iran a subi des frappes dévastatrices, entraînant la mort de nombreux dirigeants politiques et militaires. Parmi eux, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait dirigé le pays durant plus de trente-sept ans.
Donald Trump avait annoncé, en mars, avoir provoqué un « changement de régime » peu après le lancement de l'offensive commune avec Israël. Toutefois, la République islamique a démontré sa résilience en remplaçant rapidement ceux qui étaient tombés. Alors que la cessation des hostilités a été déclarée récemment, voici un récapitulatif des figures clé du pouvoir iranien tuées depuis le 28 février.
Le guide suprême
Ali Khamenei a trouvé la mort dès le premier jour du conflit, le 28 février, lors d'une frappe dévastatrice sur Téhéran, tuant de nombreux membres de sa famille. Son fils, Mojtaba, bien que blessé, lui a succédé, mais il reste invisible sur la scène publique.
Le chef de la sécurité
Ali Larijani, un pilier du régime, a été un coup dur après Khamenei. Il a été tué le 17 mars, avec plusieurs membres de sa famille, dans une frappe israélienne sur la région de Téhéran.
Le chef des Gardiens de la révolution
Mohammad Pakpour, qui se trouvait à la tête des Gardiens depuis juin 2025, a également été tué le premier jour de la guerre. Il a pris la relève après la mort d'Hossein Salami, survenue durant la guerre de 12 jours.
Le commandant de la marine
Alireza Tangsiri, vétéran de la guerre Iran-Irak et commandant des forces navales des Gardiens, figure parmi les pertes élevées par Israël, qui l'a affirmé.
Le conseiller du guide suprême
Ali Shamkhani, ancien visage influent au sein des forces armées, a été tué lors du premier jour de conflit, et ses funérailles publiques ont eu lieu à Téhéran.
Le ministre du Renseignement
Esmaïl Khatib a été la cible d'une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars. Accusé de répression contre les mobilisations dissidentes, son homologue est désormais en deuil.
Le ministre de la Défense
Aziz Nasirzadeh, qui occupait le portefeuille depuis 2024, a été tué le premier jour de la guerre, ajoutant à la liste des pertes.
Le commandant du Bassidj
Gholamreza Soleimani, dirigeant au sein du paramilitaire Bassidj, a également perdu la vie durant une frappe le 17 mars.
Le porte-parole des Gardiens
Ali-Mohammad Naïni a été tué dans ce que les Gardiens ont décrit comme une attaque l' « lâche » des puissances étrangères. Avant sa mort, il avait fait l'éloge des capacités de production d'armement de l'Iran.
Le chef du bureau militaire du guide suprême
Mohammad Shirazi, dont la tâche était de coordonner les différentes forces de sécurité, a été une autre victime du premier jour de la guerre.
Le chef d’état-major des forces armées
Abdolrahim Mousavi, bien qu'en fonction depuis peu, a perdu la vie le jour même de l'agression.
Ces pertes représentent des coups considérables pour un régime déjà affaibli, alors que l'avenir du pays demeure incertain.







