Ce dimanche soir, le Pakistan a révélé qu'un accord entre les États-Unis et l'Iran serait formellement signé le 19 juin, malgré la tension exacerbée par un raid israélien à Beyrouth. Le Premier ministre pakistanais a confirmé que cet « accord de paix » mettrait un terme immédiat à toutes les opérations militaires dans la région, y compris au Liban, avec une cérémonie prévue à Genève.
Shehbaz Sharif, médiateur clé dans ce processus, a indiqué sur la plateforme X que « les discussions précédant la mise en œuvre (de l'accord) sont essentielles pour préparer les négociations techniques et la signature officielle ». Donald Trump a également exprimé sa conviction concernant l'accord, le qualifiant de « imminent », bien que les récentes escalades, telles que l'attaque israélienne sur Beyrouth, aient freiné le calendrier.
Le raid a été qualifié par Trump de « désastreux » pour le processus de paix, ayant entraîné la mort de trois personnes dans un bastion du Hezbollah. « Cela a tout chamboulé », a-t-il affirmé au site Axios. « La signature devait se faire maintenant, elle est désormais prévue dans quelques heures ».
Cependant, les réactions en Iran sont préoccupantes, le Conseil suprême de sécurité nationale ayant averti d'une « réponse imminente » suite aux frappes israéliennes. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a souligné que le dialogue reste la voie à suivre, tout en maintenant une fermeté sur les exigences de l'Iran.
Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a également exprimé sa préoccupation, appelant à la modération. « Nous sommes très proches d'un accord qui apportera la paix dans la région », a déclaré Trump, tandis que des sources sur le terrain indiquent qu'une délégation du Qatar est également impliquée dans les efforts de médiation.
Les négociations, en cours depuis le début d'un cessez-le-feu le 8 avril, ont été marquées par des points de friction, notamment le programme nucléaire iranien et le contrôle stratégique du détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial. « Le texte discuté prévoit une levée du blocus américain des ports iraniens », a révélé Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, soulignant également l'importance d'inclure un aspect favorable au Liban dans le dialogue.
Les tensions continuent de grandir avec des frappes israéliennes ayant causé plus de 3 700 décès depuis le début des hostilités en mars. Alors que les parties espèrent un retour à la paix, des analystes s'interrogent sur la faisabilité des engagements de chaque côté.







