Le président américain a de nouveau déclaré qu'un accord serait signé ce dimanche, jour de ses 80 ans. Cependant, Téhéran n'a pas encore pris de décision définitive.
Cette affirmation de Donald Trump, la 39e selon les décomptes de CNN, se concentre sur un accord avec l'Iran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient et à rouvrir le détroit d'Ormuz. Cette information reste néanmoins non confirmée par les autorités iraniennes.
D'après une source, l'armée israélienne continue de son côté d'attaquer, ayant mené des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth en réponse aux incursions de drones sur son territoire. L'Iran a averti qu’attaquer la capitale libanaise serait une ligne rouge, justifiant des frappes contre Israël le week-end dernier.
Malgré les tensions croissantes, Téhéran et Washington ont signalé des avancées dans leurs négociations, bien que les détails clés restent encore à débattre. Les informations en circulation sur un accord potentiel sont variées, et un consensus semble encore loin.
Des négociations incertaines à Téhéran
Une déclaration de l'agence de presse Fars a commencé à circuler dimanche, mentionnant que l'Iran "n'avait pas encore pris de décision définitive" quant à la signature d'un accord. Cela intervient alors que certains ultraconservateurs en Iran s'opposent fermement à un tel règlement.
Trump a offert l'assurance que si l’accord était finalisé, "le détroit d’Ormuz serait ouvert à tous", arguant que l'Iran ne désire plus posséder des armes nucléaires. Il a exprimé sur son réseau social Truth Social une volonté d'intervenir lorsque la situation serait stabilisée.
De son côté, la diplomatie iranienne a suscité l'espoir d'un accord dans "les jours prochains", comme rapporté par l'agence officielle Irna. Une mission du Qatar, en tant qu'intermédiaire, a déjà été convoquée à Téhéran pour soutenir le processus de négociation.
Lors d’un sommet du G7 à venir en France, Trump devra faire face aux préoccupations des grandes puissances, dont certaines ressentent le poids des conséquences des actions militaires entreprises depuis la reprise des hostilités le 28 février dernier.
Alors qu'un cessez-le-feu a été instauré le 8 avril, les désaccords persistent sur des questions essentielles comme le programme nucléaire de l'Iran, les sanctions en cours, et la gestion du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que le projet discuté inclurait la levée du blocus américain, ainsi que des mesures pour réguler l'accès aux ressources maritimes contrôlées par l'Iran depuis le début du conflit.
Une ébauche de l'accord, présentée par l'agence de presse Mehr, inclut des demandes cruciales de Téhéran comme le droit à l'enrichissement d'uranium et le déblocage de fonds iraniens gelés à l’étranger.
Les préoccupations sécuritaires autour du Liban
Trump a assuré que l'Iran, tout en déniant vouloir développer une arme atomique, aspirerait à la paix en annonçant que les États-Unis iraient "récupérer la poussière nucléaire en Iran ou aux États-Unis" lorsque la situation serait apaisée. Les États-Unis incluront également le Liban dans leurs discussions sur le protocole d'accord, une décision qui suscite des frustrations face à la volonté de déconnecter cette question.
La situation au Liban demeure tendue, exacerbée par le fait que le Hezbollah a intensifié ses attaques contre Israël en solidarité avec l'Iran depuis le début du mois de mars. Le Premier ministre israélien a déclaré qu’Israël chercherait à éliminer cette menace, alors que des frappes continuent dans la région, faisant des milliers de morts depuis le début des hostilités.
En résumé, alors que Trump promet des avancées majeures ce dimanche, la réalité de la paix demeure cabalistique, entre promesses politiques et résistances sur le terrain.







