Alors que les leaders des principales puissances économiques se réunissent à Évian (Haute Savoie) du 15 au 17 juin 2026, la sécurité est renforcée avec le déploiement de plus de 3 000 agents du renseignement territorial des deux côtés de la frontière franco-suisse. Un contre-sommet est programmé en Suisse, attirant des manifestants déterminés à exprimer leur opposition.
Ces trois jours de discussions économiques promettent d’être marqués par une tension palpable. Selon Bertrand Chamoulaud, le directeur national du renseignement territorial, le G7 représente un "symbole du capitalisme" et des inquiétudes réelles subsistent concernant d'éventuelles "violences" et "dégradations". Il précise que ses agents sont stratégiquement positionnés en amont, en prévision de manifestations qui pourraient perturber l'événement.
Des opposants européens réunis à Genève
Dès le dimanche 14 juin, un contre-sommet s'annonce à Genève, où des opposants venus de toute l'Europe sont attendus. Ces militants, souvent déterminés, souhaitent faire entendre leur voix contre le G7, qui verra la participation des représentants d'Italie, d'Allemagne, du Royaume-Uni, de France, des États-Unis, du Japon et du Canada.
La présence de figures politiques controversées, comme Donald Trump, ainsi que les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient, intensifient le climat d'inquiétude selon Chamoulaud, qui mentionne un "regain d'antimilitarisme et d'ultra-gauche". Des mouvements comme "anticaréral" et "antinucléaire" pourraient également s'inviter dans le débat, tandis que les "dégradations" semblent avoir augmenté ces derniers mois.
Près de 20 000 agents mobilisés
À Genève, la situation est également préoccupante. Plus de 20 000 manifestants ont déjà défilé dans les rues, comme le souligne Le Parisien. Partis politiques, syndicats et associations s'unissent pour dénoncer "le racisme et l'impérialisme". Bien que leur coalition "No-G7" ait reçu l'aval des autorités suisses pour organiser leur marche, de nombreux commerçants et habitants s'organisent déjà, se souvenant des violences survenues lors des manifestations de 2003.
Du côté suisse, 4 000 militaires sont également mobilisés pour collaborer avec les 16 000 policiers et autres forces de l'ordre déployés à Genève, renforçant ainsi la sécurité durant ces jours cruciaux.







