Plus de 530.000 élèves de terminale générale et technologique passent à partir de lundi 15 juin 2026 les épreuves écrites du baccalauréat. Une session marquée par un durcissement de ton du ministère de l’Éducation nationale sur l’orthographe.
À partir du 15 juin 2026, plus de 530.000 élèves de terminale générale et technologique se lanceront dans les épreuves écrites du baccalauréat. L'épreuve de philosophie, avec un coefficient de 8, ouvrira le bal. Après l’épreuve de français le 11 juin et celle de mathématiques le 12 juin pour les élèves de première, les terminales, au nombre de 386.312 pour le bac général et 146.687 pour le bac technologique, s'apprêtent à une session stricte.
« Je ressens un peu de stress, car j'ai l'impression de ne pas être vraiment efficace dans mes révisions », confie Louise Daumas, 18 ans, à quelques jours de l'épreuve. « Mais avec le contrôle continu, ça devrait aller », poursuit-elle, élève à Bordeaux. Depuis la réforme Blanquer de 2019, le contrôle continu représente une part significative de la note finale, soit 40 %.
Un accent sur la maîtrise de la langue
Cette année, l'accent est mis sur « la maîtrise de la langue », a souligné le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, à plusieurs reprises depuis mai. « Lorsqu’on passe le baccalauréat, il y a une exigence de qualité globale de la langue », a-t-il affirmé. Les copies rédigées avec un niveau de langue jugé insuffisant serait susceptible de se voir attribuer une note inférieure à la moyenne.
« Un barème spécifique pour chaque discipline indiquera clairement le niveau de langue attendu », a-t-il précisé. Selon lui, une baisse du taux de réussite, qui l'an dernier s'élevait à 91,8 %, ne serait qu'un reflet fidèle des niveaux des candidats. De plus, désormais, aucun repêchage ne sera offert pour ceux qui obtiennent moins de 8/20.
Malgré ces annonces, un flou persiste chez les enseignants. « Nous n'avons reçu aucune directive concernant l'orthographe », souffle Pauline, professeure d’histoire-géographie près de Grenoble. Louise partage son avis : « Les profs n'en parlent pas vraiment. Mes amis et moi ne sommes pas sûrs de l'importance accordée à cela ».
Renforcement de la lutte contre la fraude
Le ministère a aussi annoncé un renforcement des mesures contre la fraude, qui a augmenté de 30 % l'année précédente. 1.208 cas suspects ont été recensés. Désormais, des sanctions disciplinaires peuvent être appliquées même après la découverte de la fraude, et une épreuve entière peut être annulée si un élève est reconnu coupable. De plus, des détecteurs d'objets connectés seront utilisés de manière aléatoire.
À la veille des examens, le plus jeune candidat aurait « un peu moins de 10 ans », a précisé Édouard Geffray, qualifiant cette situation de « peu souhaitable » et soulignant l'intention de fixer un âge minimum pour se présenter à l'examen.
En raison de la guerre au Moyen-Orient, certaines épreuves du bac et du brevet ont été annulées dans plusieurs pays de la région, ainsi qu'au Mali, où la situation sécuritaire reste précaire. Les candidats affectés recevront leur moyenne annuelle dans les matières concernées.
Baccalauréat et chaleur
Le ministre de l’Éducation nationale a également annoncé que les épreuves de mai et juin se tiendront uniquement le matin en raison des températures élevées. Selon Patrick Marlière, météorologue interrogé par Franceinfo, l’intensité des chaleurs prévues est plus forte que celle du mois de mai.
« Nous ne pouvons plus nous permettre d'organiser des épreuves en juin de 14h à 18h », a déclaré le ministre, soulignant qu’il est préférable de commencer les examens le matin lorsqu'il fait encore relativement frais.







