Dans un mouvement audacieux, la nouvelle municipalité de Figeac a décidé de tourner le dos à des distinctions honorifiques bien connues, les labels "Villes et villages fleuris" et "Villes étoilées". Le maire, Philippe Landrein, a exprimé une volonté de réévaluation des adhésions municipales lors d'un récent conseil municipal, impliquant de sérieuses réflexions sur l’avenir de la ville.
Historiquement, Figeac a été reconnue pour ses efforts constants en matière de végétalisation et d'aménagement esthétique, ayant conservé les "3 Fleurs" depuis 2010. Toutefois, le nouveau cap voulu par Landrein s’accompagne de choix parfois controversés, dont l’arrêt de plusieurs adhésions, dont celle de 390 euros annuels au Centre national des Villes et villages fleuris.
Un choix dicté par les services
Lors du conseil, le maire a précisé : "Ce n’est pas nous qui avons pris cette décision, ce sont les services." Il affirme que les actions continueront sur le terrain même sans ces labels, et que le travail de fleurissement se poursuivra. Selon des sources locales, ce choix est perçu comme un réajustement stratégique des priorités de la municipalité.
À cette décision s’ajoute le retrait de la commune de trois autres organismes, dont la Fédération des maisons d’écrivains, ainsi que le label sur les "Villes et villages où il fait bon vivre", qui coûtait 1 920 euros par an. Un choix politique évident, selon le maire, qui a désiré réorienter les investissements vers des projets plus concrets.
Les inquiétudes de l'opposition
Ce désengagement a provoqué des réactions au sein même du conseil municipal. Vincent Labarthe, leader de l'opposition, a exprimé "un regrettable impact sur le territoire". Avec 50 communes du Grand Figeac ayant récemment obtenu le label, il souligne que l'absence d'adhésion pourrait entraîner la perte de ce label pour l'ensemble de la communauté.
"C'est un retour en arrière pour notre collectivité", a-t-il déclaré, incitant à reconsidérer cette position. D'autres, comme Thomas Laroche, mettent en exergue l'importance d'une gestion équilibrée de l'éclairage public, une question qui pourrait avoir des répercussions directes sur la qualité de vie des habitants.
En réponse aux préoccupations, Philippe Landrein a promis de réexaminer la question de l'éclairage public lors d'un conseil municipal à venir, révélant ainsi une volonté d'engagement continu et d'écoute des citoyens. Au milieu des inévitabilités politiques, la ville semble prête à débattre pour construire un avenir où la lumière et la verdure pourraient faire leur retour au cœur de la commune.







