Suite à l'annonce d'un accord historique entre les États-Unis et l'Iran, un flot de déplacés du sud du Liban a commencé à regagner son domicile, malgré les avertissements des autorités et la poursuite des frappes israéliennes, notamment le 15 juin dernier.
Une longue caravane de véhicules s'est formée sur la route principale menant au sud, avec des familles impatientes de retrouver leur terre. "Cela fait quatre mois que nous espérons ce moment. Chaque jour a été un pas vers notre retour," déclare Hussein Nasser, un évoqué du retour.
Des écoles ont temporairement servi de refuge pour ceux qui avaient fui leurs villages sous les bombardements de l'armée israélienne. La joie de retrouver leur terre se mêle à la douleur des pertes subies. Hana al-Jammal témoigne : "C'est un véritable bonheur de revenir, même si nos maisons sont en ruines. Nous retrouvons notre terre, et cela compte pour nous." Les déplacés rejoignent un narrative que beaucoup d'experts et d'analystes notent comme un complexe par rapport à la sécurité et à la reconstruction.
Beaucoup ont tout perdu
Nabatiyé, une des villes les plus touchées par les attaques, est le cadre de nombreuses histoires de résistance. Dans les décombres, certains habitants tentent de retrouver des vestiges de leur vie d'avant. "Ma maison était ici. Chaque souvenir reste intouchable. Nous souhaitons reconstruire notre vie ici, malgré tout," explique Ali Haydar, un autre résident.
Le chef de l'armée libanaise a exprimé ses préoccupations dans un communiqué, encourageant les habitants à temporiser leur retour : "Il est crucial de respecter les consignes pour assurer votre sécurité face aux risques de nouvelles agressions." Effectivement, peu après, une frappe israélienne a ciblé un véhicule dans le sud, entraînant la mort d'au moins une personne, illustrant les dangers persistants qui guettent ces familles rassemblées dans leur quête de reconnexion.







