Lors du sommet du G7 en France, Donald Trump a ouvertement critiqué la stratégie de Benjamin Netanyahu au Liban, la qualifiant de dangereuse pour la stabilité régionale. "Israël se bat contre le Hezbollah depuis trop longtemps", a-t-il déclaré, constatant un trop grand nombre de pertes humaines. Benjamin Netanyahu répondait depuis des semaines à des accusations, cherchant à justifier ses actions en lien avec l’Iran.
Trump a affirmé avoir conseillé à Israël de "laisser la Syrie gérer le Hezbollah", une idée qui semble risquée, tant le dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, a affiché sa volonté de ne pas s'impliquer dans ce conflit. Ce dernier a récemment déclaré à des interlocuteurs que Damas n’avait aucune intention de se mêler des affaires libanaises, comme l'a rapporté l'AFP.
Le président américain a également exprimé son mécontentement face aux frappes israéliennes à Beyrouth, qui auraient retardé les négociations cruciales avec Téhéran. "Deux heures avant que nous ne finalisions un accord avec l'Iran, Israël frappe. C'est inacceptable. Je lui ai dit directement à Netanyahu", a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu'il a eu une bonne relation avec le Premier ministre israélien, mais qu'il est temps pour ce dernier d'agir avec plus de responsabilité.
Trump a également encouragé une approche plus ciblée dans le conflit, suggérant que la destruction systématique d'immeubles n'est pas nécessaire pour atteindre des objectifs militaires. "Il y a beaucoup de gens dans ces immeubles. Vous pouvez faire le travail sans avoir à tout détruire", a-t-il commenté. Ses critiques se sont étendues à Ahmad al-Chareh, qu'il a qualifié de "non pas un boy scout, mais d'assez compétent pour gérer la situation avec le Hezbollah".
Ce discours de Trump souligne une évolution potentielle dans la politique américaine au Moyen-Orient, avec un appel à une approche plus multi-latérale qui pourrait inclure la Syrie, au risque de polariser davantage les relations dans cette région déjà compliquée.







