Au sommet du G7, Donald Trump a déclaré le 17 juin que le protocole d'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis serait finalisé dans un avenir proche, possiblement dans les 48 heures. Toutefois, il a exprimé son intention de ne pas signer le document lui-même.
Répondant à une question sur un éventuel séjour prolongé en Europe pour cette signature, Trump a suggéré qu'il "pourrait" rester, tout en rejetant l'idée qu'il soit impliqué personnellement dans la finalisation de l'accord.
L'accord devrait être officié en Suisse, normalement par le vice-président américain JD Vance et le président iranien du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Une période de négociations de 60 jours
Le texte de l'accord, communiqué par un haut responsable américain, indique que les États-Unis mettront un terme à leurs sanctions sur le pétrole iranien dès la signature, levant l'ensemble des restrictions en cas d'accord définitif après une période de négociation de 60 jours.
Durant cette phase, les deux pays examineront un mécanisme pour traiter les stocks d'uranium iraniens, avec un recours possible à une méthode de dilution surveillée par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Ce responsable a qualifié cette démarche de "victoire majeure" pour Washington.
De leur côté, les autorités iraniennes devront rétablir pleinement la circulation maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz dans un délai de 30 jours. La situation actuelle dans ce détroit impacte lourdement l'économie mondiale.
Par ailleurs, les États-Unis, en cas d'accord définitif, s'engagent à faciliter le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour aider à la reconstruction et au développement économique de l'Iran, sans que cela n'implique des investissements directs américains.
Les médias iraniens, tels que l'agence de presse officielle Irna, ont également partagé le texte de l'accord, révélant la complexité des négociations en cours.







