Le protocole d'accord, que les Américains s'apprêtent à signer avec l'Iran, a été dévoilé, soulevant de vives controverses et interrogations sur ses impacts.
Le 17 juin, les États-Unis ont livré au public le texte d'un protocole d'accord que beaucoup attendent avec impatience. Annoncé le week-end dernier, il a suscité d'intenses discussions aussi bien en coulisses qu'en public, où des déclarations parfois contradictoires ont émergé. La signature, attendue « au plus tard vendredi », pourrait remodeler le paysage géopolitique, particulièrement en ce qui concerne le programme nucléaire iranien.
Si ce protocole entérine un prolongement du cessez-le-feu de soixante jours pour promouvoir des négociations techniques sur le nucléaire iranien, il pose également la question d’un possible « fiasco américain », comme l'a souligné l'historien Jonathan Piron.
Un accord nucléaire affaibli par rapport à 2015
Concernant le détroit d'Ormuz, les États-Unis exigent des Iraniens qu'ils « lèvent les obstacles techniques et militaires » pour garantir la libre circulation des navires. Cependant, cette demande est entourée d'une limitation: le texte pourrait empêcher l'Iran d'établir officiellement un droit de passage.
Une analyse de Le Grand Continent révèle que ce nouveau protocole d'accord est « plus faible et moins rigoureux » que celui de l'accord de Vienne de 2015, démoli par Donald Trump. Il permettrait à l'Iran de maintenir son programme nucléaire actuel sans craindre de nouvelles sanctions américaines.
Échanges et menaces en retour
Sur le plan nucléaire, en échange de l'engagement de l'Iran à ne jamais produire d'armes nucléaires, des concessions substantielles seraient offertes. Cela inclut un assouplissement des restrictions sur les exportations de pétrole iranien et la mise en place d'un fond de « reconstruction et développement économique » d'au moins 300 milliards de dollars.
Malgré ces concessions, le président américain a mis en garde que le déblocage de ces fonds est conditionné à un comportement approprié de l'Iran, menaçant d'un retour aux bombardements si le pays ne respecte pas les termes du protocole.







