Bruxelles a décidé d’ouvrir une enquête antidumping sur les importations de canard en provenance de Chine, suite à une plainte déposée par cinq producteurs européens de canards de race Pékinois. Ces producteurs dénoncent des pratiques commerciales déloyales, qu'ils attribuent aux subventions publiques octroyées par le gouvernement chinois à ses industries avicoles.
Le canard Pékinois, bien qu'utilisé pour générer des hybrides avec le canard de Barbarie pour produire du foie gras, ne joue pas un rôle direct dans cette production. En fait, environ 90 % du foie gras français provient de ce dernier. Les producteurs européens craignent que les importations subventionnées ne nuisent à leur compétitivité sur le marché.
Dans un récent communiqué, la Commission européenne a affirmé qu'elle chercherait à établir si les pratiques commerciales des producteurs chinois ont causé des dommages à l'industrie avicole européenne. Cette enquête s'inscrit dans un contexte plus large de tensions commerciales entre l'Europe et la Chine, où la compétition s'intensifie sur divers marchés. Suite à l'imposition de surtaxes par l'UE sur les voitures électriques chinoises, Pékin a réagi en pénalisant d'autres secteurs, notamment le cognac et les produits laitiers européens.
Le déficit commercial de l'UE vis-à-vis de la Chine a maintenant atteint des sommets alarmants, dépassant un milliard d'euros par jour. Les experts s'accordent à dire que cette situation complexe est largement due à des pratiques jugées déloyales par les autorités européennes. La montée en puissance de la Chine, qui est récemment devenue le deuxième producteur mondial de foie gras, augure de nouveaux défis pour les producteurs européens, déjà éprouvés par la crise de l'influenza aviaire. Comme l'indique un rapport de Sud Ouest, les agriculteurs du Sud-Ouest de la France ressentent déjà les effets de cette concurrence accrue.







