Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la libération récente de plusieurs opposants, dont l'ancien candidat à la présidentielle, Enrique Marquez. Ce geste a été salué par Donald Trump, qui l'a qualifié de signe de "recherche de la paix" sur son réseau Truth Social.
La décision de libération s'inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, et clamée par le gouvernement de Caracas comme n'étant pas un acte de soumission aux pressions américaines. Ce dernier a rappelé à plusieurs reprises son autonomie et sa "loyauté" envers Maduro, incarcéré pour des accusations de narcoterrorisme.
Les observateurs notent que cette libération intervient peu après le début du mandat de Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela. C'est la première vague de libération depuis l'arrestation de Maduro. Des voix critiques, comme celles de l'ONG Foro Penal, estiment qu'il resterait encore 806 prisonniers politiques, dont 175 militaires.
Enrique Marquez, dont l'intervention contre la réélection de Maduro avait été marquante, s'est vu libéré après avoir choisi de soutenir la candidature d’Edmundo Gonzalez Urrutia, rejetée ultérieurement par le gouvernement. La situation politique se complique, d'autant plus que l'opposante Maria Corina Machado, qui vit en exil, a reçu le prix Nobel de la paix 2025.
La libération a été interprétée par Jorge Rodriguez, président du Parlement vénézuélien, comme un "geste unilatéral" destiné à favoriser une coexistence pacifique. Toutefois, des commentateurs comme ceux de Reporters Sans Frontières ont exprimé leur scepticisme quant à la sincérité de ces actes, en appelant le gouvernement à étendre son geste aux journalistes toujours derrière les barreaux.
Dans ce contexte, Delcy Rodriguez afirmait que malgré les concessions, le Venezuela demeure fier et autonome, un discours renforcé par le soutien exprimé par des figures politiques comme Trump concernant la prospective coopération pour la reconstruction de l'industrie pétrolière. Ce dernier a également manifesté son intérêt à rencontrer Machado à Washington, ce qui pourrait marquer une nouvelle dynamique dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela.







