Les récentes frappes massives de la Russie sur Kiev ont provoqué une indignation internationale, poussant le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir en urgence ce lundi, suite à une demande émise par l’ambassadeur d’Ukraine à l’ONU, Andriï Melnyk.
Dans une lettre adressée aux membres du Conseil, Melnyk a dénoncé « un nouveau niveau effroyable de crimes de guerre » et a soulevé des préoccupations quant à la sécurité des civils touchés par ces attaques. Plus de la moitié des bâtiments résidentiels à Kiev ont été privés de chauffage, poussant le maire de la capitale à exhorter les habitants à envisager une évacuation temporaire.
Cette escalade des hostilités a également été marquée par l'utilisation du missile balistique de dernière génération, l’Orechnik, pour la deuxième fois depuis le début du conflit en février 2022. L'ambassadeur a averti que « cette frappe représente une menace grave pour la sécurité en Europe », prévenant que de telles actions sapent la stabilité régionale.
Le soutien à la demande ukrainienne n'est pas passé inaperçu, puisque six pays membres du Conseil de sécurité, parmi lesquels la France et le Royaume-Uni, ont exprimé leur solidarité. Le contexte actuel indique une intensification de la violence, alors que la population ukrainienne continue de faire face à des conditions de vie de plus en plus précaires.
Les expert(e)s s'accordent à dire que cette situation nécessite une attention urgente. Le professeur Jean-Michel Carré, spécialiste des relations internationales à l’Université de Paris, a déclaré au Journal Le Monde que « la communauté internationale doit dénoncer fermement ces attaques et renforcer les mesures de protection des civils ».
Alors que les regards sont tournés vers l'ONU, cette réunion pourrait déterminera les futures actions de la communauté internationale face à un conflit qui perdure et qui impacte profondément la vie des Ukrainiens.







