Après une série de bombardements massifs, Kiev se retrouve dans une situation alarmante. En plein hiver, de nombreux habitants de la capitale ukrainienne ont perdu le chauffage, alors que les températures chutent en dessous de zéro. Ces frappes, qui ont entraîné au moins quatre décès, ont également privé de chauffage près de la moitié des bâtiments résidentiels de la ville. Le maire, Vitaly Klitschko, a appelé à une évacuation temporaire pour ceux qui en ont les moyens.
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi à la demande de l'Ukraine pour discuter de la gravité de ces attaques, notamment après que Moscou a utilisé un missile balistique de dernière génération, l'Orechnik. L'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU, Andriï Melnyk, a qualifié ces actes de "nouveau niveau effroyable de crimes de guerre", soulignant que cette escalade constitue une menace grave pour la sécurité en Europe. L'Union européenne et plusieurs gouvernements, dont ceux de Paris, Berlin et Londres, ont également denoncé cette situation inquiétante.
Les attaques ont ciblé une quarantaine de sites dans la capitale, selon les autorités locales. "La moitié des immeubles d'habitation à Kiev — presque 6.000 — sont actuellement sans chauffage", a déclaré Klitschko, qui a exhorté les habitants à quitter la ville temporairement.
Les équipes de secours travaillent d'arrache-pied par des températures oscillant entre -7°C et -12°C pour rétablir rapidement le service, touchant environ 417.000 foyers. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fermement condamné ces attaques, rappelant que frapper des civils est une violation flagrante du droit international humanitaire.
Nina, une résidente de 70 ans, a exprimé sa colère face à la situation, demandant : "Où est l'Europe ? Où est l'Amérique ?" ajoutant que le monde semble plus préoccupé par des négociations de paix alors que les bombardements continuent. En réponse, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a souligné que ces attaques sont un "test pour l'alliance transatlantique" qui nuit à toute perspective de paix.
Le gouvernement russe affirme avoir frappé des "cibles stratégiques", en réponse à des accusations ukrainiennes. Des témoignages font état d'explosions dans la région de Lviv, où l'hiver rigoureux ajoute aux souffrances des populations touchées par la clameur de la guerre.
Alors que les tensions persistent, des analystes et experts en relations internationales préviennent que l'utilisation de nouveaux types de missiles par Moscou peut ouvrir la voie à une escalade encore plus inquiétante. La situation s'annonce donc très compliquée, à la fois sur le plan humanitaire et diplomatique.
Les conséquences de ces frappes ne se limitent pas à la perte de chauffage. Elles soulèvent des questions plus larges concernant la résilience des nations face à cette crise et l'importance d'une réponse internationale concertée. Comme le rapporte Le Monde, les attaques contre les infrastructures civiles pourraient avoir des effets durables sur les populations ukrainiennes, déjà éprouvées par le conflit.







