Alep, Syrie – Les forces kurdes ont annoncé leur retrait des quartiers d'Achrafieh et de Cheikh Maqsoud à Alep, mettant fin à une intense escalade de violence. Ce retrait est survenu après un accord de cessez-le-feu, permettant l'évacuation des blessés et des civils piégés, selon un communiqué des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Ces derniers jours, les affrontements ont fait au moins 21 victimes civiles et déplacé environ 155 000 personnes, marquant la plus grande flambée de violences à Alep depuis le renversement de Bachar al-Assad. "Les conflits nous ont acculés, et l'intervention internationale a été cruciale pour stabiliser la situation", affirme un porte-parole des FDS.
Les violences à Alep illustrent les tensions croissantes entre les forces kurdes et le gouvernement syrien, qui cherche à réaffirmer son contrôle sur la ville après des années de guerre. Les deux camps s'accusent mutuellement d'agression, aggravant une situation déjà fragile. L’agence officielle syrienne Sana a confirmé l’évacuation des forces kurdes, soulignant l'urgence de la situation.
De plus, l’évacuation a été accompagnée d'une médiation internationale, alors que la communauté internationale exprime des inquiétudes croissantes face à une éventuelle escalade régionale. Tom Barrack, l'émissaire américain, a appelé à la "retenue" lors d'une récente visite à Damas. Les civils, pris au milieu des hostilités, ressentent l'angoisse alors que des familles désespérées tentent de retrouver leurs proches, certains criant les noms de leurs parents disparus.
"La situation à Alep reflète la complexité des relations inter-ethniques en Syrie", déclare un analyste local. La synergie entre la Turquie et le gouvernement syrien pourrait poser de nouveaux défis pour les Kurdes, et des conflits similaires ont récemment éclaté ailleurs en Syrie, renforçant les craintes d'une persistance de la violence.
Les Kurdes, qui ont réussi à établir des zones autonomes dans le nord et le nord-est de la Syrie, continuent de réclamer une gouvernance décentralisée, une demande que le gouvernement de Damas rejettera probablement. En attendant, les habitants d'Alep espèrent un retour à la stabilité dans une région dévastée par des années de guerre.







