La police chilienne a annoncé l'arrestation d'un suspect clé, un homme de 39 ans, lié aux incendies dévastateurs qui ont fait 21 morts et laissé environ 20 000 sinistrés dans le pays. Connu pour un passé criminel, il est impliqué dans des affaires de « coups et blessures graves » et d'infractions à la propriété intellectuelle.
Marcela Cartagena, procureure de la région du Biobio, a déclaré que l'arrestation a eu lieu alors que les équipes de pompiers luttaient sans relâche contre les flammes qui ravagent le sud du Chili depuis plusieurs jours. « Un homme adulte impliqué dans l'incendie a été interpellé », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
Cette tragédie a suscité une forte émotion dans la population, comme l'indique Felicia Lara, 68 ans, résidente de Punta Parra : « C’est de la pure méchanceté, juste pour faire du mal, il n’y a pas d’autre explication. » Sa maison, comme beaucoup d'autres, a été entièrement détruite, laissant la communauté à bout de nerfs face à la situation.
Un chiliot criminalisé par la colère de la nature
Le suspect, renforçant les soupçons que les incendies furent d'origine criminelle, a été interpellé après que les autorités aient déjà arrêté trois autres individus, dont l'un a été relâché. Les enquêteurs mettent en lumière la théorie d'une intention malveillante, alors que les régions affectées, comme l'Auracanie, le Ñuble et le Biobio, subissent desconditions climatiques extrêmes, notamment des températures élevées et des vents violents.
En février 2024, une autre série d'incendies près de Viña del Mar, qui ont entraîné la mort de 138 personnes, avait déjà mis en lumière des négligences criminelles de la part de certains responsables, comme des pompiers ayant délibérément provoqué des feux. Ces événements récents soulignent la lutte acharnée du Chili face à des catastrophes environnementales aggravées par des actes de violence.







