Le projet de loi qui sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du lundi 26 janvier pourrait marquer un tournant dans le deuxième mandat d'Emmanuel Macron. En effet, le président a annoncé sa volonté d'engager une procédure accélérée pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, et ce, dès la rentrée 2026.
La France, suivant l'exemple de l'Australie, s'apprête à prendre des mesures concrètes visant à protéger la jeunesse. Dans une vidéo diffusée par BFMTV, Emmanuel Macron a précisé : "Ce texte va nous permettre de concrétiser une ambition que nous portons depuis plusieurs années". Il a également souligné l'importance de protéger les émotions et les cerveaux des enfants face aux algorithmes et aux enjeux commerciaux.
Ce débat à l'Assemblée est soutenu par le gouvernement et le groupe Renaissance, au nom de la santé des jeunes. Le président a également déclaré : "Leur cerveau n'est pas à vendre, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois." Les experts de la santé mentale, comme ceux de l'ANSES, font écho à ces préoccupations, affichant leur inquiétude face aux effets néfastes des réseaux sociaux : cyberharcèlement, exposition à des contenus inappropriés et impact sur le sommeil, pour ne citer que quelques exemples.
L'Australie a déjà franchi le pas
Les jeunes de moins de 15 ans, souvent accros à TikTok, Snapchat ou Instagram, sont exposés à un environnement numérique qui peut nuire à leur bien-être mental. Le gouvernement français espère que cette initiative marquera un précédent, protégeant ainsi la génération actuelle des dangers liés à l'utilisation incontrôlée des réseaux sociaux. Cette loi, si elle est adoptée, pourrait devenir l'une des principales mesures de ce quinquennat.







