Le 18 mars, Donald Trump a annoncé son intention de se retirer du détroit d'Ormuz en raison du manque de soutien d'autres nations de l'OTAN.
Face à l'indécision de certains alliés de l'OTAN concernant son opération militaire, Trump a exprimé sur Truth Social : "Que se passerait-il si nous 'terminions' le reste de l'État iranien et laissions les pays utilisant le 'détroit' prendre leur propre responsabilité ?" Cette déclaration révèle une frustration croissante envers les pays qui, selon lui, ne s'engagent pas activement dans les efforts collectifs de sécurité.
À Washington, l'atmosphère est électrique. "Certains pays 'alliés' qui nous ont laissés sans assistance devraient rapidement revêtir leur uniforme militaire", a déclaré un haut responsable. Précédemment, Trump avait exprimé son mécontentement face à l'absence de solidarité des membres de l'OTAN, malgré leur soutien tacite concernant la nécessité d'éradiquer les ambitions nucléaires de l'Iran. Emmanuel Macron a quant à lui réaffirmé la position de la France : "Jamais nous ne participerons à des opérations au détroit d'Ormuz dans le contexte actuel."
Un message alarmant pour l'OTAN
Trump, sur son compte social, a de nouveau dénoncé le fonctionnement de l'OTAN qu'il considère à sens unique. "Nous assurons leur protection, mais ils n'interviennent pas quand nous en avons besoin", a-t-il fustigé. L'ancien président avait déjà envisagé un retrait de l'organisation en janvier, lorsqu'il constatait une dichotomie dans les engagements militaires de ses alliés.
En outre, Trump a mis en avant la performance de l'armée américaine face à l'armée iranienne, qu'il décrit comme "décimée". Selon lui, les commandants iraniens ont été neutralisés, ce qui ne pose plus de menace pour les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient. "Nous n'avons plus besoin du soutien de l'OTAN, ni ne le désirons", a-t-il conclu. Des experts de la défense, comme le général Pierre de Villiers, partagent des inquiétudes sur les implications d'un éventuel retrait, suggérant que cela pourrait entraîner un déséquilibre militaire dans la région.







