Le conflit entre Israël et Médecins sans frontières (MSF) s'intensifie avec une annonce d'expulsion. L'État hébreu a donné jusqu'à la fin du mois à l'ONG pour quitter la bande de Gaza après le refus de MSF de fournir la liste de ses employés palestiniens.
MSF a rapidement réagi, qualifiant cette demande de "prétexte" pour empêcher l’aide humanitaire dans une région ravagée par deux ans de conflit avec le Hamas.
MSF face à un dilemme crucial
Le ministère israélien responsable de l'enregistrement des ONG a précisé que MSF devait quitter Gaza d'ici le 28 février. Cette exigence découle du refus de l'organisation de soumettre une liste de son personnel local, alors que cette pratique est imposée à toutes les ONG dans la région.
Selon les sources, des responsables israéliens ont argumenté que l'absence de conformité de MSF était à l'origine de cette décision. Le ministre Isarien de la Diaspora, Amichai Chikli, a déclaré que certains employés de l'ONG avaient des liens avec le Hamas, ce que MSF a catégoriquement nié. L'ONG a expliqué qu'elle ne transmettra pas les noms de son personnel, arguant que les garanties de sécurité pour ses employés n'étaient pas suffisantes.
« Ils contraignent les organisations humanitaires à un choix impossible : exposer leur personnel ou interrompre les soins médicaux nécessaires aux personnes dans le besoin », a affirmé un porte-parole de MSF.
La situation se détériore pour les ONG
En conséquence, MSF a d'abord accepté de transmettre ces informations avant de se rétracter. La situation a atteint un sommet critique, car plus de 1 700 membres du personnel de santé ont perdu la vie à Gaza depuis le début des hostilités en octobre 2023, dont 15 de MSF.
En parallèle, Israël a annoncé que 37 autres ONG seraient interdites d'opérer à Gaza dès le 1er mars. La pression s'exerce également sur l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, accusée d'être en collusion avec des groupes islamistes.
Les conséquences de ce ton agressif à l'encontre des ONG, notamment sur la santé et l'assistance humanitaire, sont alarmantes. Comme l'a rapporté 20 Minutes, les conditions d'accès pour l'aide humanitaire deviennent de plus en plus strictes, aggravant la détresse des populations déjà vulnérables.







