Une récente frappe israélienne a été fatale pour au moins 12 membres du personnel médical au Liban, a révélé samedi le ministère de la Santé. Naïm Qassem, le leader du Hezbollah, a déclaré que son organisation était prête pour une "longue confrontation" avec Israël.
"Douze professionnels de santé, parmi lesquels médecins, ambulanciers et infirmiers, ont perdu la vie" lors d'une attaque qui a ciblé un centre de santé à Burj Qalawiya, dans le sud du pays. Le ministère a exprimé sa profonde tristesse face à cette tragédie, alors que des opérations de secours restent en cours.
Cette attaque représente déjà la deuxième offensive contre le secteur médical en quelques heures, après qu'une frappe sur Sawaneh ait coûté la vie à deux ambulanciers liés au Hezbollah et à son allié Amal, d'après des informations officielles.
Le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a intensifié ses actions militaires contre Israël depuis le 2 mars, lançant des missiles en réponse à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a coïncidé avec le début d'une offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Dans une allocution télévisée marquante, Naïm Qassem a assuré que le Hezbollah s'était préparé pour un "affrontement prolongé". "C'est une bataille existentielle", a-t-il affirmé, ajoutant que leur objectif est d'empêcher Israël de réaliser ses visées hégémoniques sur le Liban.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également intensifié la rhétorique, menaçant de faire payer à Liban un prix élevé en termes de destruction des infrastructures et de pertes territoriales, jusqu'à ce que le Hezbollah soit désarmé.
Les frappes israéliennes ont également touché un quartier général des casques bleus dans le sud, un incident confirmé par l'Agence nationale d'information (ANI). Bien que l'armée israélienne n'ait pas commenté immédiatement, l'ANI a rapporté que les obus avaient touché le bataillon népalais des Nations unies dans la ville de Mays al-Jabal.
Dans ce contexte de tension élevée, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a appelé à un cessez-le-feu lors de sa visite au Liban. "J'espère sincèrement voir un Liban en paix lors de ma prochaine visite", a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de restaurer l'intégrité territoriale.
Le président libanais, Joseph Aoun, a de son côté exprimé son désespoir face à l'absence de réponse à sa proposition de négociations directes avec Israël, en vue de mettre un terme aux hostilités qui perdurent depuis des décennies.
Depuis le début des frappes israéliennes le 2 mars, le bilan s'élève à plus de 773 morts, dont 103 enfants, et 800 000 personnes déplacées au Liban, selon des chiffres officiels.
Sur le terrain, des scènes de désespoir se multiplient. À Irkay, Mohammad Taqi a perdu quatre de ses filles dans une frappe sur leur domicile. Il a affirmé : "L'ennemi israélien prétend viser les infrastructures, mais est-ce cela, des infrastructures ? J'ai perdu mes quatre filles...".
La destruction d'un pont sur le fleuve Litani par l'armée israélienne a été signalée comme une action stratégique, Israël affirmant que le Hezbollah l'utilisait pour déplacer ses troupes.







