La présidente de l’Assemblée nationale a exprimé sa surprise après la découverte de propos racistes et antisémites liés à Quentin Deranque.
Une enquête réalisée par Mediapart et publiée récemment fait état de plusieurs messages dérangeants, racistes et antisémites, associés à Quentin Deranque, un militant d'extrême droite décédé après une agression à Lyon le 14 février. Ces messages ont été retrouvés sur le réseau social X au cours des deux dernières années.
Ces messages, dont l' AFP n'a pas pu confirmer l'authenticité, comprennent des commentaires choquants tels que « soutenir Adolf » ou des attaques contre les populations d'origine arabe et noire en France.
Une réaction collective et unanime
La présidente de l’Assemblée, qui avait organisé une minute de silence en hommage à Deranque, a exprimé son indignation, indiquant que « rendre hommage à un jeune homme tué de manière violente ne signifie pas que l’Assemblée approuve ses propos ». Son entourage a souligné qu’une décision unanime avait été prise par la conférence des présidents de l’Assemblée, en réaction à la situation émotionnelle du moment.
Me Fabien Rajon, avocat de la famille, a condamné les messages, tout en soulignant qu'ils ne justifient en aucun cas la violence de sa mort. Il a également exprimé sa préoccupation face à l'acharnement médiatique que subit sa famille.
Quentin Deranque était connu pour son affiliation à des mouvements d'extrême droite comme l’Action française, et au groupe nationaliste Allobroges Bourgoin. Il avait également pratiqué divers sports d'endurance avec un groupe radical à Lyon.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a critiqué la glorification de Deranque, affirmant que « en démocratie, le débat politique ne devrait jamais conduire à la mort ». Il a rappelé que, malgré le drame de sa mort, il reste essentiel de ne pas magnifier la figure d’un individu ayant prôné des idées néonazies.
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