Le président américain a refusé, cette semaine, une suggestion du Kremlin visant à transférer l'uranium enrichi d'Iran vers la Russie, dans le but d'apaiser les tensions entre les États-Unis, Israël et Téhéran. Cette information a été rapportée par Axios.
L'offre de Vladimir Poutine a été formulée lors d'un échange téléphonique entre les deux dirigeants. Comme l'a précisé un fonctionnaire américain, ce n'est pas la première fois qu'une telle proposition est avancée, et elle n'a pas trouvé grâce aux yeux de l'administration Trump. "La priorité américaine est d'assurer la sécurité de notre approvisionnement en uranium", a-t-il affirmé.
Donald Trump est connu pour sa volonté de négocier, échangeant avec divers leaders mondiaux. Cependant, il demeure ferme sur le fait que tout accord doit être avantageux : "Le président engage des discussions mais ne conclut que des accords de qualité", a-t-il souligné.
Le plan proposé par le Kremlin faisait partie d'une initiative visant à stabiliser la région et à mettre un terme aux hostilités entre les grandes puissances et l'Iran. Pour l'heure, aucune des parties concernées, ni la Maison-Blanche ni le Kremlin, n'a souhaité commenter cette affaire.
Moscou avait déjà proposé des idées similaires lors des négociations nucléaires avec Téhéran l'année précédente, en amont des frappes israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes. L'Iran avait alors proposé de diluer son uranium sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique, rejetant l'idée du transfert.
Actuellement, l'Iran disposerait de 450 kilogrammes d'uranium enrichi à 60%, ce qui le rapproche d'un seuil militarisé. Selon des estimations, ce stock pourrait permettre la fabrication de plusieurs armes nucléaires. Neutraliser cette menace est devenu une priorité pour Washington et Tel-Aviv, comme l'indique Le Figaro.
Les États-Unis élaborent plusieurs stratégies pour traiter la question de l'uranium iranien. Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, a déclaré lors d'une conférence que des options étaient disponibles, y compris la possibilité d'un transfert volontaire de l'uranium. "Ils n'étaient pas prêts à le faire lors des négociations, mais nous avons des alternatives", a-t-il averti.
Par ailleurs, Axios avait évoqué que les États-Unis et Israël avaient envisagé l'envoi de forces spéciales en Iran pour sécuriser ces matériaux stratégiques à l'avenir. Trump, dans une récente interview, a également minimisé l'urgence de la situation, laissant entendre que les priorités pouvaient évoluer : "Nous ne nous concentons pas sur cela actuellement, mais cela pourrait changer", a-t-il déclaré.







