Mercredi 25 février, l'armée suédoise a réussi à brouiller un drone dont l'origine reste inconnue, à proximité du porte-avions français Charles de Gaulle, alors en escale à Malmö.
« Un drone a été brouillé hier [mercredi], près de 7 nautiques [environ 13 km] du Charles de Gaulle. Le dispositif suédois a très bien fonctionné, sans perturber le bord », commente le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l'état-major français, jeudi 26 février.
L'incident a eu lieu dans le détroit d'Öresund, juste à côté de Malmö, où l'amiral français avait fait une escale. Le rapport de l'armée suédoise indique : « Un navire de la Marine suédoise a repéré un drone suspect durant une patrouille dans le détroit d’Öresund. Après cette observation, les forces ont réagi pour neutraliser le drone. Le contact a été perdu par la suite, » précisant qu' « aucun autre drone n'a été observé et une enquête est en cours. »
Sous la protection de la Suède
Brouiller un drone consiste à perturber la communication avec son opérateur ou à désactiver ses systèmes de navigation à l'aide de moyens électroniques. Selon la situation, un drone brouillé peut se poser, suivre une trajectoire rectiligne, essayer de revenir à son point de départ ou rester immobile.
Le groupe aéronaval français, comprenant le porte-avions et son escorte, a accosté à Malmö pour la première fois, avant de participer à divers exercices de l'OTAN. Comme l'explique le colonel Vernet : « Même si le groupe est équipé de ses propres dispositifs de protection, il s'en remet à la sécurité du pays hôte en entrant dans ses eaux. »
Des mises en garde contre un emballement
La mer Baltique est devenue un point de tension entre la Russie et les membres de l'Alliance atlantique. Des survols de drones ont été signalés près de zones stratégiques, comme des installations militaires, suscitant des craintes autour d'opérations hybrides russes. Toutefois, certains incidents n'ont pas été confirmés, laissant les enquêteurs dans le flou.
Face à cette situation, plusieurs experts militaires mettent en garde contre une hystérie croissante autour des survols de drones, soulignant que tous ne relèvent pas nécessairement d'activités hostiles. Le suivi attentif de ces événements reste crucial, d'après les analystes de la situation militaire.







