La situation s'est considérablement aggravée entre le Pakistan et l'Afghanistan, jeudi dernier, lorsque le gouvernement de Kaboul a initié une attaque à la frontière. Ce coup de feu a entraîné des représailles par des frappes aériennes de l'armée pakistanaise.
Le 1er mars, des journalistes de l’Agence France-Presse ont rapporté avoir entendu des explosions ainsi que des tirs en plein cœur de Kaboul. Pendant ce temps, le gouvernement taliban a déclaré qu'il ciblait des avions pakistanais.
« Des tirs antiaériens visent l’aviation pakistanaise à Kaboul. Les habitants ne doivent pas s’alarmer », a indiqué Zabihullah Mujahid, porte-parole du gouvernement taliban, sur les réseaux sociaux.
Ce récent affrontement fait suite à des mois d'accrochages persistants. L'Afghanistan a notamment accusé le Pakistan d'avoir causé des pertes civiles, notamment dans la région rurale de Kandahar, où réside Hibatullah Akhundzada, le chef suprême des talibans afghans. Cette situation a été exacerbée par des frappes aériennes menées par le Pakistan en réponse aux actions de Kaboul, comme l’a rapporté Le Monde.







