Lors d'une allocution à la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé que les capacités militaires des États-Unis leur permettraient de mener des opérations contre l'Iran pour une durée bien supérieure à un mois. Sa déclaration, faite le 2 mars, intervient deux jours après le début des frappes israélo-américaines contre des cibles iraniennes.
Le président a assuré que l'opération était « nettement en avance » sur le calendrier initial. Selon ses propres mots : « Quel que soit le délai, nous réussirons toujours, quoi qu'il en coûte. »
Trump a justifié cette offensive militaire en affirmant qu'un Iran doté de missiles à longue portée et d'armes nucléaires représentait une menace inacceptable, non seulement pour le Moyen-Orient mais également pour les États-Unis. Il a formulé pour la première fois une liste de quatre objectifs principaux pour cette opération : la destruction des capacités balistiques iraniennes, l'affaiblissement de leur marine, l'impossibilité pour l'Iran de devenir un État nucléaire, et l'arrêt de l'armement des groupes terroristes liés à Téhéran.
« Pas de réticence à l'envoi de troupes »
Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré qu’aucun soldat américain n'était actuellement présent sur le sol iranien, mais il a ajouté que les États-Unis étaient prêts à agir de manière décisive. Il a cité : « Déclarer ce que l’on est prêt à faire ou ne pas faire est de la stupidité. »
Trump a aussi confié au New York Post : « Je n'ai pas peur d'envoyer des troupes au sol, mais je pense que nous n’en aurons probablement pas besoin. » Dans un entretien avec CNN, il a réaffirmé que « la grande vague » d'attaques contre l'Iran n'avait pas encore commencé et se rapprochait.
Le dernier déploiement substantiel de troupes américaines remonte à la guerre en Irak en 2003, et les conflits récents en Afghanistan, où les États-Unis se sont retirés en 2021, ont laissé des cicatrices durables sur l'approche militaire américaine.
Hegseth a promis que les États-Unis ne tomberaient pas dans un nouveau bourbier, répondant aux critiques sur la possibilité d'une nouvelle guerre interminable. « Vous n’avez pas besoin de déployer 200 000 soldats pour atteindre vos objectifs », a-t-il affirmé.
Avec l'AFP







