La Méditerranée est-elle sur le point de subir une catastrophe écologique majeure ? Le Arctic Metagaz, un méthanier russe gravement endommagé, dérive depuis plus de deux semaines au large de la Sicile, avec 900 tonnes de gazole et 660 000 tonnes de gaz naturel liquéfié à bord. Les récentes images aériennes révèlent de larges trous dans sa coque, laissant présager un désastre imminent.
Ce navire, délaissé de son équipage, représente une bombe à retardement. Selon plusieurs médias, il s'agit d'un bateau de la flotte fantôme russe, établi pour échapper aux sanctions sur le transport d'hydrocarbures. Moscou attribue la responsabilité de cette situation précaire à une attaque ukrainienne survenue le 3 mars, près de Malte, qui a entraîné l'évacuation des 30 membres d'équipage.
Le navire fait route vers la Libye
Le 11 mars, le méthanier se trouvait entre Malte et Lampedusa. Un risque colossal est encouru, car la coque déchiquetée contient 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié. « On passe d'un liquide à moins 161 degrés qui va rencontrer un écosystème à 14 degrés. Le choc thermique serait catastrophique pour la faune et la flore locales », a déclaré Anne Sénéquier, chercheuse à l'IRIS, soulignant les dangers écologiques.
Par ailleurs, le risque d'explosions mortelles à cause des fuites de gaz ou d'une marée noire augmente chaque jour, renforçant l'urgence d'une intervention. Pourtant, malgré la gravité de la situation, aucune mesure n'a été prise par les gouvernements méditerranéens. Actuellement, le navire se dirige vers les eaux libyennes, laissant planer une épée de Damoclès au-dessus de la mer.







