Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, a réussi à conserver son poste lors des élections du 22 mars 2026, devançant de justesse Jean-Michel Aulas, soutenu par le gouvernement.
Les derniers sondages prédisaient une élection extrêmement serrée, et leurs prévisions se sont confirmées. Grégory Doucet a été réélu maire de Lyon avec 50,4 % des voix contre 49,6 % pour Jean-Michel Aulas, selon les estimations finales de 22h30.
Tout au long de cette campagne électorale, les experts s’accordaient à dire qu’Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, avait les cartes en main pour l’emporter. Munis de son expérience dans le monde du sport, il espérait séduire les électeurs en leur promettant une continuité du développement de la ville. Ce dernier, malgré une légère avance annoncée dans les sondages, a dû se résoudre à une défaite in extremis.
L’alliance à gauche a fonctionné
Grégory Doucet, qui a défendu son alliance avec Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate LFI, a déclaré : « Aujourd’hui, c’est une nouvelle page de l’histoire de Lyon qui s’écrit. Les citoyens ont choisi de maintenir une trajectoire responsable et solidaire. » Le maire réélu a promis d’être à l’écoute des besoins des Lyonnais et de continuer à œuvrer au bien-être de la ville.
D’un autre côté, la défaite du côté d’Aulas est amère. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé son intention de déposer un recours : « Je conteste le résultat en raison d’irrégularités constatées. » Sur les 1.500 voix d’écart, il a exprimé des réserves quant à la validité des résultats. « À sa place, je ne me réjouirais pas trop », a-t-il commenté concernant Doucet.
Bien qu’Aulas ait été proclamé favori durant les semaines qui ont précédé le vote, son image a souffert d'une campagne balbutiante et d'un débat public peu convaincant. Cependant, sa victoire à la métropole peut atténuer une partie de sa déception.







