Les Gardiens de la Révolution ont donné jusqu'à lundi midi à Washington pour exprimer leurs regrets concernant les frappes qui ont ciblé deux universités en Iran. En l'absence d'une condamnation officielle, ils n'hésiteront pas à prendre des mesures de représailles.
L'Iran envisage des attaques contre les universités américaines dans la région suite à la destruction de ses facultés. La situation s'est intensifiée ce dimanche, alors que l'Université d'Ispahan a signalé avoir été touchée par une frappe présumée américano-israélienne.
Dans un communiqué, l'armée révolutionnaire a fait savoir : « Si le gouvernement américain ne souhaite pas que ses établissements subissent des représailles, il lui incombe de condamner cette agression avant lundi 30 mars à midi. » Les Gardiens ont recommandé à tous les employés et étudiants concernés par ces campus de s'éloigner d'un kilomètre des lieux.
De nombreuses universités américaines comme Texas A&M au Qatar et New York University aux Émirats arabes unis ont des campus dans cette région. Des explosions ont également été signalées dans la nuit de vendredi à samedi à Téhéran, affectant l'Université des sciences et de la technologie, causant des dommages matériels sans victimes apparentes, selon des médias locaux.
« Excès de prudence »
L'annonce de représailles a poussé l’Université américaine de Beyrouth (AUB) à opter pour l'enseignement à distance durant deux jours. Le président de l'université, Fadlo Khouri, a déclaré : « Nous avons eu vent de menaces concernant les universités américaines dans cette région. Bien qu'aucune menace directe contre l'AUB n'ait été confirmée, nous avons décidé par excès de prudence de déplacer nos cours en ligne pour lundi et mardi. »
Située au cœur de Beyrouth, l'AUB, fondée en 1866, est reconnue pour former les élites du monde arabe et se trouve désormais au centre de ces inquiétudes sécuritaires. Cette décision vise à garantir la sécurité de tous les membres de la communauté universitaire en ces temps troublés.







