En réponse à l'agression subie par une équipe de journalistes de CNN, l'armée israélienne a décidé de suspendre temporairement un bataillon de réserve. L'incident a eu lieu le 26 mars alors que les journalistes couvraient les conséquences d'une attaque de colons près du village palestinien de Tayasir. Ce fait a été largement relayé par l'Association de la presse étrangère (FPA), qui dénonce un manquement flagrant aux droits des journalistes.
Les reporters, bien qu'ayant clairement indiqué leur identité, ont été menacés par des soldats. La FPA rapporte qu'un photoreporter a été saisi par un militaire, projeté au sol, endommageant ainsi son équipement. L'équipe a été retenue pendant environ deux heures, entravant délibérément leur travail.
Une réponse de l'armée israélienne
Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée, a indiqué que des enquêtes étaient en cours pour établir les faits et a souscrit à l'idée que de tels comportements « ne représentent pas l'armée israélienne ». L'armée a ainsi précisé qu'en fonction des résultats de l'enquête, le déploiement du bataillon concerné serait suspendu pour une amélioration de ses pratiques professionnelles et éthiques.
La situation des journalistes en Cisjordanie est particulièrement préoccupante. Depuis le début des hostilités dans la bande de Gaza, les cas de détention, de harcèlement et de violence à l'encontre des journalistes ont augmenté, comme le relève le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Plus de 60 journalistes palestiniens ont été arrêtés depuis le 7 octobre 2023, bien que les reporters étrangers restent moins souvent visés. Toutefois, l'ambiance dans les zones sensibles est tendue, avec des soldats pointant régulièrement leurs armes sur des journalistes.
La situation actuelle soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes sur le terrain. Des experts en droits humains, tels que ceux du CPJ, insistent sur la nécessité de protéger la liberté d'expression à tout prix, soulignant qu'« Israël figure parmi les pays les plus problématiques pour les journalistes », reflétant un climat d'intimidation qui cible davantage ceux qui rapportent les faits sur le terrain.







