La critique est tranchante. L’éditorial du Figaro de ce lundi dresse un tableau accablant de « la guerre engagée afin de résoudre de manière définitive le dossier du nucléaire iranien et, éventuellement, d'éliminer cette République islamique qui constitue une menace pour Israël et ses alliés ». Le constat est amer : « Quarante jours de bombardements n’ont pas permis d’atteindre ces objectifs. Et trois mois plus tard, nous nous retrouvons avec un protocole d’accord mesquin »… « Donald Trump devra utiliser tout son talent de communicateur pour faire passer cette issue pour une victoire. » Pas facile, en effet.
Pour mieux comprendre, revenons à l’éditorial du 2 mars, au lendemain du début des hostilités, où l’auteur, avec un titre évocateur : « La chute », soulignait déjà l’impact d’un événement dramatique : « La manigance des mollahs a finalement exaspéré Donald Trump. Avec le soutien d’Israël, il a mobilisé ses forces et décapité leur régime dès le premier jour de l’offensive en Iran. Les critiques du président américain s’élèvent néanmoins concernant cette approche »… Pas besoin d’ajouter plus.
Les analystes s'interrogent sur la capacité de Trump à transformer ce résultat mitigé en succès retentissant. Jean-Marc Ayrault, ancien ministre français des Affaires étrangères, note : « La stratégie de Trump semble avoir échoué, et le désengagement diplomatique pourrait lui coûter cher sur le long terme. » Entre attentes et déceptions, cette guerre pourrait bien marquer un tournant dans la politique américaine au Moyen-Orient.







