Après avoir annoncé sa candidature à la présidence, Gabriel Attal a suscité une nouvelle polémique en mettant sur la table le sujet de la gestation pour autrui (GPA). Dans une interview accordée au Parisien, il a déclaré : "Il ne faut pas l’occulter". Ce thème, ancré dans des convictions personnelles et philosophiques, mérite selon lui un débat ouvert au sein de tous les partis politiques.
Cependant, la réaction au sein de son propre camp est loin d'être unanime. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé sur France 3 qu'elle était "extrêmement défavorable" à la GPA, arguant qu'une telle mesure "va à l’encontre du féminisme que nous devons porter en 2026". Cette division révèle les tensions croissantes sur des questions de société qui touchent aux droits des femmes et à la parentalité.
La GPA est reconnue par l’OMS
Le débat sur la GPA est complexe et suscite de nombreuses questions éthiques. Pour certains, la GPA pourrait être vue comme une pratique "éthique" permettant de répondre à des besoins parentaux. En revanche, Maud Bregeon s'interroge sur la possibilité d'utiliser le corps des femmes dans ce cadre, qu'il soit rémunéré ou non. "La maternité, c’est quelque chose de très personnel," a-t-elle déclaré, marquant ainsi son désaccord avec cette approche.
Pourtant, la GPA n'est pas une pratique totalement marginale. Bien qu'encore peu courante, elle est reconnue par l'Organisation mondiale de la santé comme une forme d'assistance médicale à la procréation. Par exemple, aux États-Unis, seulement 1 500 des 4 millions de naissances annuelles proviennent de GPA, selon certaines études.
Ce débat est donc bien loin d'être clos, et à l'approche des élections de 2027, il sera intéressant d'observer comment les différents partis et leurs leaders s’unissent ou se divisent sur des questions aussi fondamentales.







