La tendance à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de seize ans prend de l'ampleur. Le Canada, à l'instar de pays comme l'Australie, le Brésil et l'Indonésie, envisage de fixer à 16 ans l'âge minimal requis pour créer un compte sur ces plateformes. Lors d'une conférence de presse le 10 juin, Marc Miller, ministre de la Culture, a affirmé : "La sécurité des enfants ne peut pas être une considération secondaire. Nous savons tous que le contenu nuisible en ligne peut avoir de très lourdes conséquences", rapportait la RTS.
Le ministre a également souligné le fait que le Canada est "en retard" et que la législation doit "suivre le rythme" des évolutions technologiques, ajoutant que "les parents ne peuvent pas relever ces défis seuls". La ministre de la Santé, Marjorie Michel, a exprimé ses préoccupations quant à la santé mentale des jeunes, citant l'influence potentiellement néfaste de l'IA et des réseaux sociaux. Des sanctions financières pourraient être infligées aux entreprises ne respectant pas cette loi, pouvant atteindre jusqu'à 3 % de leur chiffre d'affaires mondial, équivalent à 6,2 millions d'euros, selon des informations relayées par Le Figaro.
Mesure inutile ?
L'Australie a été le premier pays à mettre en place cette interdiction en décembre 2025, mais jusqu'à présent, les résultats sont mitigés, comme le souligne Le Monde. Le 29 mai, le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a déploré que cette initiative ne soit pas suffisante pour protéger les jeunes, conseillant plutôt de renforcer la sécurité sur les plateformes. D'autres pays, comme la Grèce, envisagent d'appliquer des mesures similaires, prévoyant une limitation d'accès pour les jeunes de moins de 15 ans d'ici 2027. En France, un projet de loi est actuellement à l'étude au Parlement.







