Le 8 juin, à 19 heures, un double événement a eu lieu à Agen : le conseil municipal et un hommage en mémoire de Lyhanna, une jeune victime tragique retrouvée morte. Au total, 1 000 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice pour dénoncer les défaillances judiciaires entourant les violences envers les mineurs. Pourtant, les élus de la ville étaient absents, suscitant interrogations et critiques.
Lors du conseil municipal, une élue d'opposition, Clémence Brandolin-Robert, a interrogé le maire Laurent Bruneau sur la possibilité d'observer une minute de silence en hommage à Lyhanna et suite aux récentes tragédies à Agen. Elle a souligné l’importance de reconnaître ces tragédies au sein même de l’assemblée.
Établir des priorités pour l'avenir
Laurent Bruneau a reconnu qu'une minute de silence avait été envisagée, mais a décidé, avec ses élus, de se concentrer sur les affaires du conseil. "Le risque est que l’on soit amenés très souvent à faire une minute de silence", a-t-il expliqué. Ainsi, il a opté pour une approche qui privilégie des actions concrètes plutôt que des rituels symboliques.
La municipalité a donc choisi de marquer une distinction entre les victimes des violences récentes et celles de l'hommage à Lyhanna. Le maire a argumenté que les délibérations présentées durant cette assemblée étaient essentielles pour améliorer la vie des Agenais et éviter de futurs drames. "Nous voulons concentrer nos efforts sur des décisions qui transformeront positivement notre ville", a-t-il ajouté.
Cette décision a été accueillie par des critiques, mais également par certains membres de l'opposition qui ont compris l'orientation prise par la municipalité. Cette situation met en lumière la délicate gestion des émotions et des attentes au sein d'une communauté éprouvée par des tragédies répétées.







