Le président Emmanuel Macron a indiqué le 15 juin que des ressources supplémentaires pour la justice pourraient être nécessaires afin de mieux combattre les violences faites aux enfants. Cette déclaration survient suite à l'émoi causé par le décès tragique de Lyhanna. Macron a souligné l'importance d'agir « avec méthode », avec la présentation prochaine des rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice, prévue pour le 22 juin.
En réponse à la douleur ressentie dans la société française, le chef de l'État a déclaré : "Sur cette base-là, on devra examiner avec toutes les associations engagées ce qu'il faut faire de plus pour protéger nos enfants. Qu'est-ce qui n'est pas encore assez fort ? Que doit-on renforcer ?" Il a mis l'accent sur la nécessité de développer des unités d'écoute dans les hôpitaux et des espaces accueillants dans les commissariats pour recueillir la parole des victimes de violences sexuelles.
Emmanuel Macron a rappelé que, depuis 2017, de nombreuses lois ont été votées pour protéger l'enfance et que le budget de la Justice a été augmenté « comme jamais ». Dans une démarche reconnaissante, il a rendu hommage aux policiers, gendarmes et magistrats qui collaborent quotidiennement avec les associations pour éradiquer ces violences.
Face à cette tragédie, plusieurs députés ont introduit une proposition de loi entendant traiter de manière holistique la question des violences sexistes et sexuelles, avec un coût d'application estimé à près de trois milliards d'euros. Cette nouvelle législation pourrait contribuer à créer un environnement plus sûr pour les enfants.
Lyhanna, âgée de 11 ans, a été retrouvée sans vie dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà été l'objet de plaintes et de signalements pour violences sur mineurs, suscitant des interrogations sur le suivi judiciaire de tels cas dans le pays.







