Lors du salon de la défense et de la sécurité Eurosatory, près de Paris, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a révélé que le pays a décidé d'opter pour le développement de la roquette Thundart, proposée par le consortium Safran et MBDA. Cela marque un tournant significatif, mettant de côté l'alliance Thales-Arianegroup ainsi que le système américain Himars, comme l'a précisé la ministre.
«Notre pays a souhaité se doter, pour la frappe en profondeur, d'un successeur au lance-roquettes unitaire (LRU)», a déclaré Catherine Vautrin, inaugurant ce salon. Elle a ensuite indiqué que des négociations exclusives étaient en cours avec Safran et MBDA.
Portée d'action de 150 kilomètres
Ce nouveau programme vise à doter les forces françaises d’un système d'artillerie capable de frapper avec précision à 150 kilomètres d'ici 2030. La portée du LRU actuel, qui arrive en fin de vie, ne dépasse pas 80 kilomètres. La conception du Thundart inclut déjà un premier tir de démonstration réussi réalisé le 14 avril dernier, tandis que Thales et Arianegroup ont également signé leur succès avec leur système FLP-T 150.
Le rôle principal de ce lance-roquettes est d'atteindre les implantations ennemies, comme les postes de commandement ou les batteries d’artillerie, et d'interrompre les chaînes logistiques de l'adversaire, a précisé Michael Soulat, responsable du programme chez Safran Electronics & Defense. La France envisage d'acquérir un total de 13, puis 26 lance-roquettes pour remplacer les 9 LRU encore en service.
Sur le marché mondial, en plus des Himars américains, des systèmes israéliens comme le Puls ainsi que les modèles sud-coréens Chunmoo et indiens Pinaka, sont déjà opérationnels et cherchent à s'imposer à l'international.







