Le maire du Rassemblement National (RN) à Perpignan, Louis Aliot, a déclaré le 5 janvier qu’il continuera de diriger la commune, même alors qu'il s'apprête à faire face à un procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires, un scandale qui a éclaboussé plusieurs membres de son parti. Ce procès, prévu pour s'ouvrir le 13 janvier à Paris, durera un mois et fait suite à une condamnation en première instance, qui a donné lieu à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme, et trois ans d'inéligibilité, en raison de détournements de fonds publics.
Aliot, candidat à sa réélection pour un second mandat, s'est exprimé sur ses intentions dans une interview accordée à ICI Roussillon. Il a affirmé : “Je vais continuer de gérer la mairie de Perpignan”, un message qui semble déterminé malgré la tempête judiciaire qui s'annonce.
Selon des sources médiatiques, l'affaire en question n'est pas seulement un problème personnel pour Aliot, mais constitue également un défi pour le RN qui voit son image ternie par ces accusations de corruption. Des experts politiques affirment que la capacité d'Aliot à maintenir son autorité à Perpignan pourrait influencer la perception du parti dans tout le pays.
Alors que le procès se profile à l'horizon, la question demeure : les électeurs de Perpignan resteront-ils fidèles à un maire sous le feu des projecteurs judiciaires, ou ces révélations mineront-elles sa base électorale ? L'avenir politique de Louis Aliot sera bientôt mis à l'épreuve dans ce contexte tumultueux.







