Le 9 janvier 2026, les huit principales organisations syndicales de France lancent un appel à l'Assemblée nationale pour préserver le caractère "férié et chômé" du 1er mai. Ce mouvement intervient alors qu'une proposition de loi adoptée par le Sénat prévoit d'autoriser certains commerces à faire travailler leurs employés durant cette journée historique.
Actuellement, la loi interdit la majorité des travailleurs d'être employés le 1er mai, sauf pour des métiers spécifiques, tels que ceux des artisans. La crainte des syndicats réside dans le risque de dévaloriser cette journée dédiée aux droits des travailleurs, qui commémore la lutte pour les droits syndicaux et les conditions de travail.
Des experts du droit du travail, comme Bernard Thibault, ancien leader de la CGT, soulignent l'importance de maintenir cette journée chômée afin de préserver l'esprit des luttes laborieuses et d'éviter la marchandisation de valeurs essentielles. "C'est un symbole fort qui ne doit pas être sacrifié sur l'autel du profit", a-t-il déclaré lors d'une conférence récente.
Dans un contexte où les inégalités salariales restent criantes et que des réformes du travail ne cessent de surgir, cette mobilisation syndicale prend une dimension particulière, revendiquant une protection des droits des travailleurs. Alors que les discussions à l'Assemblée nationale s'intensifient, la question de la préservation du 1er mai en tant que jour chômé pourrait bien devenir un nouveau point de friction entre le gouvernement et les syndicats.
Dans le cadre de cette lutte, des manifestations et des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France, témoignant d'un soutien populaire croissant. Les syndicats considèrent cette potentielle réforme comme un affront aux droits acquis au fil des décennies.
Pour rester informés sur l'évolution de cette situation, suivez les rapports des agences de presse, incluant France Info et Le Monde, qui couvrent également les enjeux socio-économiques liés à ces débats.







