Dernière ligne droite avant le vote crucial pour les municipales à Bordeaux. Les deux candidats, Pierre Hurmic et Thomas Cazenave, occupent la scène électorale. Après une semaine éprouvante pour le maire sortant, l'enjeu se précise : mobiliser les électeurs après un premier tour décevant où il a réalisé seulement 27 % des voix.
La campagne se termine officiellement ce vendredi à minuit, juste avant le second tour prévu dimanche. Pierre Hurmic et son adversaire assurent un contact direct avec les citoyens, multipliant les rencontres et les tractages pour convaincre les hésitants. L'écologiste semble regagner du terrain et se fixe un mot d'ordre : "Mobiliser, mobiliser, mobiliser !" Marie, une de ses sympathisantes, partage son alarmisme : "Nous avons été trop confiants. Beaucoup pensaient que cela passerait facilement au premier tour. Nous devons aller voter dimanche !"
La dynamique du second tour est nettement influencée par le retrait de Philippe Dessertine, candidat malheureux, ce qui pourrait redistribute les cartes entre les deux prétendants au poste de maire. Les équipes d'Hurmic sont convaincues de disposer d'un "réservoir de voix" crucial. Olivier Cazaux, adjoint au maire, note une disparité préoccupante : "Dans les bureaux où l'on vote traditionnellement à droite, la participation tourne autour de 65-70 %, alors que chez ceux de gauche, elle n'est que de 55 %."
Une élection qui s'annonce serrée
Les discussions au porte-à-porte révèlent également des préoccupations relatives aux événements entourant le retrait d Dessertine. Les échanges fréquents sur les raisons de son abandonment – pression médiatique et attaques personnelles – laissent des traces chez les électeurs. "Les électeurs s'interrogent beaucoup sur cela lorsque nous sommes sur le terrain", souligne un jeune militant.
Pour Pierre Hurmic, l'heure des pronostics reste floue. "Je ne m'avancerai pas sur des prévisions. C'est un moment trop délicat pour formuler des hypothèses !" Dans un climat d'incertitude, les électeurs se souviennent de la dernière élection, où Hurmic avait fait la course en tête avec une avance piteuse d'environ 1 000 voix. Cette fois-ci, les tensions se sont accrues, et le coût du second tour pourrait bien en être perturbé.







