Qui représentera le programme électoral de Renaissance lors de l'élection présidentielle de 2027 ? Cette question demeure sans réponse à ce jour. Lors d'une interview sur BFMTV-RMC, le président du mouvement, Gabriel Attal, a insisté sur l'importance de définir un projet avant de se concentrer sur le candidat. "Trop de candidats manquent de projet. Mon ambition est de désigner un candidat capable de porter notre vision", a-t-il souligné.
Alors que les intentions présidentielles de Gabriel Attal se murmurent dans les cercles de son parti, son ancien camarade Édouard Philippe a déjà annoncé sa candidature. Parallèlement, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré sur LCI qu'il envisageait également de se porter candidat, renforçant ainsi les craintes d'une saturation de candidatures au sein d'une même formation politique.
Gabriel Attal a précisé qu'il serait souhaitable que les personnalités partageant des projets similaires ne tentent pas toutes leur chance à la présidentielle, afin d'éviter un second tour difficile, notamment face à un candidat du Rassemblement National.
Concernant l'éventualité d'une primaire, Attal a déclaré qu'il "n'excluait pas cette possibilité". Cependant, le concept ne fait pas l'unanimité chez les membres de son parti. "Il apparaît que la plupart des prétendants au poste sont opposés à l'idée d'une primaire", a-t-il observé, ajoutant que les discussions autour des modalités de cette primaire sont encore en cours.
Une primaire de la gauche "unie" en octobre
Gabriel Attal insiste sur le fait que, pour l'heure, il travaille avant tout à définir le projet que Renaissance proposera aux Français. "Il s'agit d'un projet porté par les adhérents, les élus et les experts, et que nous devrons défendre ensemble", a-t-il affirmé.
De leur côté, des figures de gauche préparent une primaire commune pour le 11 octobre, visant à désigner un candidat commun parmi le PS, EELV, Génération.s et d'autres, sous la bannière Front populaire 2027. La France Insoumise, qui pourrait présenter son propre candidat, ne fera pas partie de cette union.
François Ruffin, de Debout, a déjà confirmé sa candidature, désireux de devenir "le premier président au SMIC". La chef des écologistes, Marine Tondelier, figure également parmi les candidats.
Quant au Rassemblement National, l'avenir de Marine Le Pen dépend de décisions judiciaires à venir. Si son inéligibilité est confirmée, elle pourrait céder sa place à Jordan Bardella, son dauphin.
Face à tous ces développements, le paysage politique s'annonce d'ores et déjà complexe, alors que la recherche d'une unité au sein de chaque camp devient primordiale.







