Le 15 mars, juste avant sa réélection à Arcachon, le maire Les Républicains Yves Foulon a provoqué un véritable tollé en proférant des insultes et menaces contre son principal adversaire, Vital Baude. Cet événement, relaté par le média en ligne Vakita, a incité Baude à porter plainte.
"Fils de p***", "je vais faire de votre vie un enfer"... : ces mots, prononcés sur le ton de la menace, ont été capturés dans une vidéo publiée récemment. Foulon, visiblement en proie à une vive émotion, a menacé de s'en prendre non seulement à Baude, mais aussi à sa famille.
"Vous êtes un enc*lé, je vais trouver dans votre vie personnelle, ça va être terrible pour vous".
— Vakita (@vakitamedia) 17 mars 2026
Un maire qui menace et insulte son principal opposant le jour des élections municipales à Arcachon.
Enquête ouverte
Une enquête a été lancée par le parquet de Bordeaux pour examiner les accusations de menace, d’injure non publique et de violences. Lors de ces élections, Foulon a été réélu avec 66,51 % des voix, tandis que Baude a obtenu 20,45 %, et Laurent Lamara (RN) 13,04 %. Malgré les demandes de contact, ni le maire ni son service de communication n'étaient disponibles.
La scène, filmée par un réalisateur indépendant pendant la campagne de Baude, a suscité de vives réactions au sein de la communauté politique. Foulon, qui s'est exprimé avec un langage particulièrement violent, a évoqué une dispute antérieure sur une opération immobilière malheureuse impliquant un bien patrimonial.
"Vous ne pouvez pas parler comme ça, Monsieur le maire"
Enregistré au micro, Baude a répondu fermement aux attaques de Foulon, affirmant : "Vous ne pouvez pas parler comme ça, Monsieur le maire". La tension entre les deux hommes a atteint un niveau alarmant, avec des échanges où Foulon a répété des menaces physiques, allant jusqu'à dire : "Je vais tout faire pour vous baiser..."
"C'est vertigineux et choquant"
Baude a réagi avec force à ces menaces, indiquant à l'AFP : "C'est choquant qu'il s'en prenne à moi et à ma famille. Ce comportement doit être dénoncé". Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Ecologistes, a qualifié ces propos de "ignominieux" et a demandé la démission immédiate de Foulon. Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a également appelé à des sanctions à l’égard du maire.
Cette affaire soulève des questions majeures sur l’éthique en politique et les limites de l’acceptable, alors que les répercussions judiciaires de cet incident continuent d'évoluer.







