Lisette Pollet, députée du Rassemblement National (RN), fait face à des controverses suite à la séparation de son assistant parlementaire Vincent Claudin, dont les publications sur les réseaux sociaux font l'apologie du nazisme. En revanche, elle a décidé de garder Clotilde Guéry, connue pour ses liens avec le groupuscule identitaire Auctorum, ce qui suscite de vives réactions.
Le RN continue de se fournir dans les milieux d'extrême droite, parfois contraint de faire des choix uniquement face à la pression médiatique. Vincent Claudin, qui a collaboré avec Lisette Pollet depuis avril 2025, avait été membre de Lyon populaire, un groupuscule nationaliste qui a été dissous pour avoir exalté des valeurs de collaboration avec le régime nazi, selon l’Humanité.
Dans un article publié par Mediapart le 20 février, Lisette Pollet prétend que Claudin a été démis de ses fonctions suite à son refus de participer à une action violente de son groupe, mais pourquoi a-t-elle attendu des révélations médiatiques pour agir ? Le tweet de séparation a été posté le 24 février, peu après que des questions sur Claudin ont circulé. Mediapart a mis en lumière plus de 4 400 messages issus de deux comptes anonymes, révélant des propos ouvertement anti-sémites, racistes et homophobes.
Une assistante d’un groupuscule controversé
Clotilde Guéry reste assise au bureau de Lisette Pollet, même après que l’Humanité ait exposé ses relations avec Auctorum, un groupe d’ultradroite. Ce collectif a été identifié lors d'un rassemblement à Versailles, regroupant divers groupes extrémistes, dont les Jeunes de Boulogne, liés à des néonazis.
Les agents de renseignement avertissent que la connexion familiale de Guéry avec le milieu ultra-droite renforce le malaise. Son frère et son père font l'objet d'enquêtes pour leurs activités militantes. Déterminée à défendre son équipe, Lisette Pollet a continué à justifier son choix de collaboratrice en disant qu'elle n'a jamais été impliquée dans ces mouvements. Dans un contexte où la dépolitisation de l’extrême droite est un enjeu majeur, il est de plus en plus difficile pour le RN de dissimuler ses affiliations.
Alors que la députée prend des mesures face à la pression extérieure, l'interrogation demeure : jusqu'où le RN est-il prêt à aller pour préserver une façade respectable ? L'avenir politique de ces figures contestées pourrait bien en dépendre.







