Un jury fédéral a validé des accusations de pratiques anticoncurrentielles contre Live Nation, la maison mère de Ticketmaster. Cette décision a été rendue à l'issue d'un procès à New York. Initialement, en mars, Live Nation avait réussi à conclure un accord à l'amiable avec le ministère de la Justice, mais 34 États ont décidé de poursuivre l'affaire. Cela soulève des questions sur l'avenir de l'entreprise américaine.
Le verdict du jury a révélé que Ticketmaster aurait surfacturé ses clients de 1,72 dollar par billet, une décision qui pourrait avoir des conséquences majeures. Le juge Arun Subramanian s'occupe maintenant de déterminer les réparations, qui pourraient aller jusqu'à la dissolution de Ticketmaster et du démantèlement de Live Nation.
Les enjeux du contentieux
Live Nation avait racheté Ticketmaster en 2010 avec l'assentiment des autorités américaines, mais des conditions avaient été imposées pour éviter des abus de position dominante. Toutefois, le groupe est depuis lors accusé de tirer profit de son monopole sur le marché de la billetterie et de la promotion d'événements. Ce procès a été initié par un consortium d'États, et malgré un règlement amiable proposé par l'entreprise, de nombreuses parties ont décidé de ne pas accepter ces modalités.
Rob Bonta, procureur général de Californie, a déclaré : « Ce verdict montre jusqu'où les États peuvent aller pour protéger les citoyens des abus des grandes entreprises. » En parallèle, des représentants d'AEG Presents, principal concurrent de Live Nation, indiquent que les frais de billetterie aux États-Unis atteignent en moyenne 25 % du prix des billets, alors qu'en Europe, ce taux n'est que de 15 %, mettant ainsi en lumière le problème de la concentration du pouvoir sur le marché américain.
Ce jugement pourrait potentiellement ouvrir la voie à des réformes importantes dans l'industrie de la billetterie, une démarche que beaucoup observent avec un intérêt croissant.







