Au cours de l'année fiscale 2025, l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis a expulsé 442.637 individus, un chiffre qui, bien qu'en hausse de 171.000 par rapport à l'année précédente, reste largement en deçà des promesses ambitieuses de l'ex-président Donald Trump, qui avait promis un million d'expulsions par an.
Ce rapport, analysé par Axios, révèle que près de 38% des personnes expulsées possédaient un casier judiciaire. Le gouvernement américain a affirmé vouloir se concentrer sur les individus les plus dangereux, mais la réalité des chiffres montre un écart significatif avec les prévisions annoncées.
Il est notable que le précédent rapport du Bureau des statistiques de la Sécurité intérieure n'a pas été actualisé depuis la dernière élection. Les 442.637 expulsions sont aussi la première donnée officielle publiée sous la présidence actuelle, faisant écho aux promesses de Trump tout en illustrant les difficultés du système d'immigration américain.
D'autre part, le chiffre dit d'«auto-expulsion», qui concerne les immigrants décidant de quitter volontairement le pays avec l'aide de l'application «CBP Home», n'a pas été inclus dans ce rapport. Selon les déclarations du département de la Sécurité intérieure, plus de deux millions de personnes auraient fait ce choix, une donnée qui, si elle était intégrée, pourrait considérablement modifier la perception des expulsions.
Le rapport de l'ICE indique que le gouvernement vise à maintenir l'objectif d'un million d'expulsions pour la prochaine année fiscale. Cependant, en parallèle, le budget dédié aux opérations pourrait connaître une réduction de 751 millions de dollars, une situation qu'analystes et responsables politiques jugent préoccupante. Des autorités comme le Figaro évoquent la nécessité d'évaluer comment ces coupes budgétaires pourraient affecter l'application des lois sur l'immigration.
Ces chiffres corroborent une tendance plus large dans le paysage politique américain, où les préoccupations humaines et les réalités des politiques migratoires deviennent des sujets de débats enflammés au sein du Congrès.







