Le vice-président du Rassemblement National, Sébastien Chenu, a récemment partagé son point de vue sur la proposition de loi relative à la fin de vie, un sujet qui suscite des débats passionnés en France. Invité sur La Grande Interview de CNews/Europe 1, il a justifié son vote en faveur de cette loi, qui fait figure d'exception dans son groupe, où la majorité des députés se sont abstenus ou ont voté contre.
« La priorité est d'abord une loi sur les soins palliatifs, garantissant une égalité d’accès pour tous, sinon je n'aurais pas soutenu cette mesure », a déclaré Chenu. Il a souligné l'importance d'un cadre strict pour la loi, spécifiant que les critères d'admissibilité sont cumulatifs : « Il faut avoir des souffrances graves et incurables et les exprimer clairement, sans pression. » Il a également exprimé son indignation face à l'idée que des personnes puissent se tourner vers l'exil pour mettre fin à leurs souffrances. « C'était inadmissible pour moi », a-t-il ajouté.
Chenu ne ferme pas la discussion, reconnaissant la complexité éthique de ce sujet. Il a évoqué le besoin d’une consultation populaire, arguant qu'« à un sujet de société, il faut une réponse sociétale ». Néanmoins, il a noté que ce texte sera réexaminé au Sénat, suggérant une certaine souplesse dans le débat.
Mercredi après-midi, les députés ont validé en seconde lecture la proposition ouvrant à une « aide à mourir », de même qu’un texte portant sur l'extension des soins palliatifs. Si le vote sur les soins palliatifs a été unanime avec 491 voix pour, la loi sur l’aide à mourir a été acceptée par 299 voix contre 226, marquant un écart plus faible qu’auparavant.
Cette réforme, qui légalise le suicide assisté, inclut également des dispositions pour l'euthanasie, à condition que certaines conditions soient remplies. Le texte stipule cinq critères cumulatifs, dont trois médicaux : être atteint d’une « affection grave et incurable », souffrir de douleurs physiques ou psychologiques jugées « insupportables », et être capable de manifester une volonté éclairée à chaque étape du processus.
Ces débats sont d'une importance capitale et reflètent les tensions éthiques que de nombreux pays affrontent concernant la fin de vie. Des voix comme celles de Chenu font entendre le besoin urgent d'une réforme réfléchie dans ce domaine délicat.







