“L’équipe de football féminin iranienne quittera la Malaisie lundi soir”, selon le média australien ABC News. Après avoir bravé les autorités iraniennes en refusant de chanter l’hymne national durant un match contre la Corée du Sud en Coupe d’Asie, le 2 mars, sept membres de l’équipe avaient réussi à obtenir l’asile en Australie.
Cependant, cinq d'entre elles ont fait le choix de revenir sur leur demande d'asile après avoir reçu des menaces directes émanant du régime, comme l’a rapporté The Guardian. Ces joueuses ont retrouvé le reste de l’équipe à Kuala Lumpur, en Malaisie, en attendant un retour imminent vers leur patrie.
Zahra Ghanbari, la capitaine, a été la dernière à faire cette déclaration le 15 mars, ayant été la cible de menaces des forces de sécurité iraniennes, notamment celle du renseignement des Gardiens de la Révolution, selon Iran International. D'autres joueuses, telles que Zahra Soltan Moshkeh-Kar, auraient reçu des messages intimidants de la part de la Fédération iranienne de football, renforçant la pression pour un retour immédiat.
L’intervention de Trump : un effet limité
D’après un membre de la diaspora iranienne en Australie cité par le Guardian, l’intervention de Donald Trump en faveur des joueuses a été jugée « parfaitement inutile ». Sa menace de pression sur l’Australie pour faciliter les demandes d'asile, alors même que le ministère de l’Intérieur avait déjà donné son accord, a été perçue comme une provocation par Téhéran.
La décision de retour des footballeuses a été applaudie par l’agence de presse pro-régime Tasnim. Celle-ci a qualifié leur choix de “décision patriotique”, motivée par “une loyauté profonde envers la patrie”, selon The Guardian. Cette situation est présentée comme un “échec” d'une prétendue manipulation « américano-australienne », comme l’a souligné ABC News.
La ministre des Infrastructures et des Transports australienne, Catherine King, a exprimé, lors d'une interview à ABC Radio le 16 mars, que le gouvernement respectait la décision des joueuses tout en reconnaissant l’“énorme pression” qui pesait sur elles et leurs familles.







