Un tribunal de Bakou a infligé une peine de dix ans de réclusion à Martin Ryan, un homme d'affaires français, accusé d'espionnage en faveur de la France. Cette affaire, survenue dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Bakou, suscite de vives réactions.
En effet, Martin Ryan, qui résidait en Azerbaïdjan depuis quatre ans au moment de son arrestation fin 2023, a été reconnu coupable d’espionnage durant un procès qui a débuté en janvier 2025. Le parquet avait initialement requis une peine d'un an supplémentaire, soit onze ans de prison. Il se trouvait jugé aux côtés d'Azad Mamedli, un azerbaïdjanais qu'on accuse de haute trahison et qui a écopé de douze ans.
Cette condamnation survient alors que les relations entre la France et l'Azerbaïdjan, déjà tendues, ont connu un certain apaisement depuis. Cependant, la réaction de l'Élysée ne s'est pas fait attendre. L'État français a fermement nié les accusations dirigées contre Ryan, qualifiées de « sans fondement » et a exprimé sa préoccupation quant à la transparence du procès, jugé inéquitable par plusieurs experts juridiques. Le Monde a également souligné que cette affaire pourrait nuire aux relations commerciales entre les deux nations.
Pour l'écrivain et analyste des affaires internationales, Claire Dupuis, l'affaire Ryan illustre les enjeux géopolitiques de la région. « C’est un reflet des jeux de pouvoir et des intrigues politiques qui transcendent les simples accusations d'espionnage. La France doit revoir ses stratégies diplomatiques avec l'Azerbaïdjan » déclare-t-elle.
Alors que le sort de Martin Ryan reste incertain, des démarches diplomatiques sont attendues pour tenter d'intercéder en sa faveur. Les implications de cette affaire pourraient s'étendre bien au-delà des murs du tribunal azerbaïdjanais.







