Les sapeurs-pompiers prioritaires dans l'Indre et le Cher développent des accords avec des entreprises pour faciliter l'engagement de leurs volontaires. ERDF a récemment renouvelé un partenariat permettant à ses agents de consacrer jusqu'à 20 jours par an à cette noble cause, tout en étant rémunérés.
Pour les pompiers, il est essentiel de favoriser l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires. Dans le Cher, ils sont plus de 1.600, représentant 80 % des sapeurs-pompiers. Ce système de conventions, promu par les Services d’incendie et de secours (SDIS), vise à rendre leur engagement plus accessible.
Actuellement, seulement un agent de GRDF est couvert par ce type de convention au Berry. Quentin, pompier volontaire de 27 ans à Vignoux-sur-Barangeon, a dû suivre de nombreuses formations pour devenir sapeur-pompier. Son employeur, GRDF, lui offre la possibilité de sortir en intervention pendant 20 jours par an, ce qui, selon lui, est un avantage considérable : "Grâce à la mise à disposition, je ne perds pas de salaire."
Le manager de l’équipe à GRDF, Régis Brochard, s'organise pour gérer les plannings en tenant compte des absences de Quentin. "Nous planifions sur trois mois environ et essayons de nous adapter à ses dates, mais cela nécessite un effort collectif", explique-t-il. Benjamin Battistini, directeur de GRDF en Berry, souhaite promouvoir cette initiative en interne pour inciter davantage de salariés à devenir pompiers volontaires.
Pour le colonel Bouckaert, directeur par intérim du Sdis du Cher, ces conventions, qui représentent environ 40.000 heures de disponibilité par an, sont cruciales, surtout dans un contexte où la disponibilité des bénévoles tend à diminuer. "Avec la vie moderne, les gens privilégient leur temps libre et leur vie de famille, ce qui demande de notre part une adaptation." Plus de 200 entreprises dans le Cher ont déjà signé de telles conventions, favorisant la collaboration entre le secteur privé et les services d'urgence.
Certaines petites entreprises rencontrent des difficultés pour libérer leurs salariés en cas d’urgence, mais les chefs d'entreprise sont encouragés à soutenir la formation des pompiers volontaires, car celle-ci est tout aussi vitale pour la sécurité publique.







